- Les partis s’engagent à remplacer le gouvernement de Benjamin Netanyahu à l’approche des consultations présidentielles

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Israël : l’opposition recommande Eisenkot pour former un « gouvernement d’urgence nationale »

JERUSALEM (AA)

Les dirigeants de l’opposition israélienne se sont accordés mardi pour recommander au président Isaac Herzog de charger le chef du parti Yashar, Gadi Eisenkot, de former le prochain gouvernement, s’engageant à remplacer celui de Benjamin Netanyahu par un « gouvernement d’urgence nationale ».

L’accord a été conclu lors d’une réunion des dirigeants des partis d’opposition à Herzliya, dans le centre-ouest d’Israël, à la veille du début des consultations à la résidence du président Herzog.

Selon leur communiqué, tous les partis participants recommanderont Eisenkot à Herzog pour former le prochain gouvernement, et leurs équipes de négociation commenceront immédiatement à élaborer les orientations politiques et les accords de coalition nécessaires à la constitution du nouveau cabinet.

« Les dirigeants des partis sont coordonnés et agiront immédiatement pour remplacer le “gouvernement du 7 octobre” par un gouvernement d’urgence nationale », ont déclaré les formations, ajoutant qu’elles chercheraient à concrétiser une « majorité parlementaire claire » à la Knesset.

Les dirigeants ont également discuté des mesures à prendre dès les premiers jours de la nouvelle législature pour former un gouvernement et éviter de nouvelles élections, selon le communiqué.

La réunion de mardi était la première rencontre commune des dirigeants de l’opposition depuis les élections du 27 octobre. Elle a réuni Eisenkot, l’ancien Premier ministre Naftali Bennett, du parti Ensemble, le chef d’Israel Beytenou Avigdor Lieberman, Yair Golan, des Démocrates, et le chef de l’opposition Yair Lapid, selon le Jerusalem Post.

Les élections ont donné au bloc de Netanyahu 53 sièges sur les 120 que compte la Knesset, tandis que l’opposition en a obtenu 48 et les partis arabes 19.

L’opposition ne dispose donc pas, à elle seule, des 61 sièges nécessaires à une majorité parlementaire, ce qui pourrait rendre décisif le soutien des députés arabes dans les efforts pour former un gouvernement.

*Traduit de l'anglais par Serap Dogansoy

Anadolu Ajansı / Lina Altawell — Anadolu Ajansı

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