- La Commission européenne désigne le Monténégro, l’Albanie, la Moldavie et l’Ukraine comme les pays les plus avancés dans le processus d’adhésion à l’UE

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L’UE présente des feuilles de route pour l’adhésion et des plans d’intégration progressive des pays candidats

BRUXELLES (AA)

La Commission européenne a présenté mercredi des feuilles de route indicatives pour l’adhésion à l’Union européenne (UE) du Monténégro, de l’Albanie, de la Moldavie et de l’Ukraine, ainsi que des mesures visant à renforcer l’intégration des pays candidats dans plusieurs secteurs clés avant leur entrée dans le bloc.

Ces mesures s’inscrivent dans le cadre du paquet élargissement 2026 de la Commission, qui dresse le bilan des progrès réalisés par les pays partenaires au cours de l’année écoulée et définit les réformes prioritaires pour la période à venir.

Les feuilles de route fixent des étapes concrètes et des objectifs pour les quatre pays, qui ont réalisé des « progrès significatifs » dans leurs négociations d’adhésion, notamment en ouvrant plusieurs groupes de négociation et en clôturant provisoirement certains chapitres.

Le Monténégro est le pays qui a le plus avancé dans ce processus, avec 21 chapitres de négociation provisoirement clôturés. Il pourrait achever la clôture provisoire des chapitres restants d’ici à la fin de l’année.

« Les travaux sur le traité d’adhésion du Monténégro sont déjà en cours (...) Le pays est en bonne voie pour devenir le 28e membre de l’Union européenne en 2028 », a déclaré la commissaire européenne à l’Élargissement, Marta Kos, devant les députés de la commission des Affaires étrangères du Parlement européen.

L’Albanie a ouvert son dernier groupe de négociation encore en suspens au cours de la période concernée et satisfait aux critères intermédiaires relatifs aux chapitres sur l’État de droit, ouvrant ainsi la voie à la clôture provisoire de quatre chapitres.

Selon la Commission, l’Albanie pourrait achever ses négociations d’adhésion d’ici à 2027. Elle souligne toutefois que le maintien du rythme des réformes et la promotion d’un dialogue politique inclusif seront essentiels.

De son côté, la Moldavie a rempli les conditions nécessaires à l’ouverture de tous les groupes de négociation restants. La Commission estime que le maintien du rythme actuel des réformes sera déterminant pour atteindre l’objectif de conclure les négociations d’adhésion au début de 2028.

L’Ukraine a également satisfait aux conditions requises pour ouvrir tous les groupes de négociation restants. La Commission a toutefois identifié l’État de droit, les institutions démocratiques et la réforme de l’administration publique comme des priorités essentielles.

- Une intégration progressive avant l’adhésion

Parallèlement aux feuilles de route, la Commission a présenté un cadre commun d’intégration progressive destiné à rapprocher les pays candidats de l’UE avant leur adhésion officielle.

Ce dispositif prévoit de renforcer la coopération et l’intégration dans des secteurs stratégiques, notamment l’énergie, les transports, les technologies numériques et la défense.

Marta Kos a indiqué que ce nouveau modèle apporterait des avantages concrets aussi bien aux pays candidats qu’aux États membres de l’UE, tout en faisant progresser des priorités stratégiques communes.

Elle a annoncé que la Commission lancerait, au premier trimestre de l’année prochaine, des dialogues sur l’intégration progressive avec les partenaires de l’élargissement. Ces échanges permettront d'évaluer les mesures existantes, leurs modalités de financement et les nouvelles possibilités d'intégration.

Les discussions viseront également à définir des perspectives d'intégration adaptées à chaque pays partenaire.

- Serbie, Macédoine du Nord, Bosnie-Herzégovine, Kosovo et Géorgie

La Serbie n'a enregistré aucun progrès substantiel dans ses négociations d'adhésion, selon la Commission, qui relève des inquiétudes concernant les normes démocratiques, la polarisation de la société et le faible alignement du pays sur la politique étrangère et de sécurité commune de l'UE.

La Macédoine du Nord a poursuivi ses travaux sur les critères d'ouverture des négociations, mais n'a toujours pas adopté les amendements constitutionnels auxquels elle s'était engagée.

En Bosnie-Herzégovine, le processus d'intégration est de plus en plus entravé par les divisions politiques, tandis que celui du Kosovo reste bloqué en raison d'une crise institutionnelle prolongée.

Enfin, le processus d'adhésion de la Géorgie demeure « de facto à l'arrêt », la Commission maintenant son appréciation selon laquelle le pays est candidat « de nom seulement ».

*Traduit de l'anglais par Sanaa Amir

Anadolu Ajansı / Melike Pala — Anadolu Ajansı

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