-Le chef de la diplomatie française souligne l’absence de contestation des résultats et la reconnaissance du succès démocrate par Donald Trump, après la perte du contrôle du Congrès par les républicains
AA / Istanbul / Serap Dogansoy
Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a qualifié mercredi de « très bonne nouvelle pour la démocratie américaine » le déroulement des élections de mi-mandat aux États-Unis, mettant en avant l’acceptation des résultats par Donald Trump.
« Les résultats ne sont ni contestables, ni contestés. Le président des États-Unis lui-même a admis et reconnu la surperformance des candidats démocrates », a déclaré le ministre lors des questions au gouvernement à l’Assemblée nationale.
Évoquant un « record absolu » de participation, Jean-Noël Barrot a estimé que le scrutin démontre qu' « en démocratie, c’est le peuple qui écrit sa propre histoire » et que « personne, ni les algorithmes, ni les intérêts privés », ne pouvait le faire à sa place.
Les démocrates ont remporté le contrôle des deux chambres du Congrès lors des élections de mi-mandat de mardi, selon l’Associated Press. Ils ont ravi aux républicains sept sièges au Sénat et plus de vingt-quatre circonscriptions à la Chambre des représentants.
- Des réactions sur les priorités du prochain Congrès
L’ancien président américain Barack Obama a estimé sur le réseau social américain X que les électeurs avaient envoyé « un message clair » en faveur d’une politique de rassemblement et de réponses concrètes à leurs difficultés. Il a appelé les démocrates à agir dans les domaines où ils disposent du pouvoir, alors que Donald Trump doit encore exercer ses fonctions pendant deux ans.
Le sénateur indépendant Bernie Sanders, qui siège avec les démocrates, a salué la possibilité de « demander des comptes à Trump », tout en appelant à combattre les inégalités et à défendre les familles de travailleurs.
À Londres, le Premier ministre Andy Burnham a présenté le résultat comme une occasion de « s’unir » contre le coût de la vie, liant cet objectif au règlement des conflits au Moyen-Orient et en Ukraine.
-Des attentes divergentes à l’étranger
La cheffe de la diplomatie européenne, Kaja Kallas, a exprimé l’espoir que le prochain Congrès américain, à majorité démocrate, continue de soutenir l’Ukraine et « exerce davantage de pression sur la Russie ».
« L’Europe et les États-Unis sont bien plus forts ensemble », a-t-elle souligné lors d’une conférence de presse.
Le Kremlin a exprimé l’espoir que Donald Trump poursuive ses efforts de médiation sur l’Ukraine. « Le président Trump reste en fonction », a souligné son porte-parole Dmitri Peskov.
Le président sud-africain Cyril Ramaphosa a, lui, dit attendre du changement de majorité au Congrès une « nouvelle ère des relations internationales ».
À l’inverse, le guide suprême iranien Mojtaba Khamenei a estimé que ceux qui espéraient une évolution de la politique américaine à la faveur d’un changement partisan « se trompent lourdement ».
Anadolu Ajansı / Serap Doğansoy — Anadolu Ajansı
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