Malgré des annonces différentes du CFCM et de la Grande Mosquée de Paris, les fidèles entament le mois sacré dans un climat de ferveur et de solidarité

Ramadan en France : entre divergences de calendrier et esprit de partage

Comme des centaines de millions de personnes à travers le monde, les musulmans de France abordent le mois de Ramadan avec enthousiasme. Si les annonces divergentes du CFCM (Conseil Français du Culte Musulman) qui indiquait que le mois béni débuterait jeudi 19 février, et celle de la GMP (Grande Mosquée de Paris) qui a décrété qu’il commencerait le mercredi 18 février, ont quelque peu semé le trouble pour les musulmans du pays, chacun a finalement fait son choix, en suivant l’une ou l’autre des organisations.

Dès mardi soir, des centaines de fidèles ont afflué vers leurs lieux de culte pour y effectuer les prières de Tarawih, marquant ainsi le début du mois de Ramadan. Du côté de Nice, une partie des mosquées, dont celles affiliées à la FAMI (Fédération Azuréenne des Mosquées et Institutions Islamiques) ont ouvert leurs portes dès mardi soir, suivant de fait les annonces de la GMP.

Rencontré par Anadolu ce mercredi matin, Samy, chauffeur-livreur dans les Alpes-Maritimes explique que « les divergences n’ont que très peu d’influence » et estime que « même si elles sont dommageables pour les Français de confession musulmane », celles-ci « n’entachent en rien l’état d’esprit avec lequel ils commencent le mois de Ramadan ».

« On attend ce moment toute l’année pour le partager en famille, pouvoir aller manger les uns chez les autres, se retrouver le soir à la mosquée, échanger, donner, et aider » poursuit ce père de deux enfants pour qui « le Ramadan est la plus belle période de l’année ».

Même sentiment pour Tatiana, convertie à l’Islam depuis une vingtaine d’année et mère de quatre enfants. Elle assure que les questions de calendrier « sont accessoires » et que « cette période de l’année est tellement attendue qu’il faut vraiment en profiter ».

« Le mois va passer tellement vite et très rapidement on regrettera qu’il soit déjà fini, puis on attendra l’année prochaine avec impatience » explique la jeune femme de 39 ans qui se réjouit de « pouvoir préparer de bons plats » pour sa famille et « profiter de moments de partage tellement importants par les temps qui courent ».

Tatiana raconte que chez elle, les tâches sont partagées pour que chacun puisse mettre la main à la pâte et contribuer aux préparatifs. « C’est une manière de responsabiliser les enfants, mais aussi et surtout, une façon de leur apprendre l’importance de l’entre-aide et du partage » relève cette mère au foyer.

Samy souligne quant à lui que le mois de Ramadan « doit être consacré à faire le bien autour de soi » et à « aider les plus démunis ». Il se consacrera « certains soirs par semaine à faire des maraudes avec un groupe d’amis pour venir en aide aux personnes en difficulté ».

« On va récolter un peu d’argent pour des familles dans le besoin et on leur donnera ce qu’on a collecté à la fin du Ramadan pour qu’ils puissent souffler un peu » conclut-il.

 

SOURCE: AA

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