Le ministre français des Affaires étrangères rejette toute « déformation » et assume ses critiques devant l’Assemblée nationale

Jean-Noël Barrot maintient sa demande de démission de Francesca Albanese

Paris; Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a réitéré mercredi devant l’Assemblée nationale sa demande de démission de la Rapporteuse spéciale de l’ONU, Francesca Albanese, rejetant les appels à « rectifier » des propos jugés inexacts.

Interpellé lors des questions au gouvernement par la députée Andrée Taurinya, membre de La France insoumise, le chef de la diplomatie a maintenu sa position exprimée le 11 février. La parlementaire a dénoncé une « déformation » des déclarations attribuées à la fonctionnaire onusienne et demandé au gouvernement de renoncer à solliciter sa démission.

« Les fake news, ça suffit. Je n’ai ni déformé, ni troqué les propos de Madame Albanese », a affirmé Jean-Noël Barrot dans l’hémicycle, estimant avoir « tout simplement condamné » des propos qu’il juge « condamnables ».

Un désaccord nourri par des institutions consultatives

La controverse intervient alors que la Commission nationale consultative des droits de l’Homme (CNCDH) a appelé le gouvernement, dans un courrier daté du 14 février, à « rectifier publiquement » ses accusations. Le Comité de coordination des procédures spéciales de l’ONU a également évoqué une « déformation manifeste » concernant notamment l’attribution à Francesca Albanese de l’expression « ennemi commun de l’humanité » visant Israël lors d’un forum début février.

Le ministre a toutefois déclaré « assumer pleinement » sa demande de démission, évoquant une « longue liste » de prises de position controversées, et a qualifié le Hamas de « mouvement terroriste », estimant que celui-ci était intervenu dans la polémique.

Une ligne diplomatique revendiquée comme équilibrée

Jean-Noël Barrot a défendu une position française qu’il qualifie de « parfaitement cohérente » : d’un côté, la condamnation des décisions israéliennes en Cisjordanie, rappelant une déclaration signée par la France et 84 autres pays ; de l’autre, le refus que « le Hamas et ses soutiens contestent le droit d’Israël à l’existence et à la sécurité ».

Le ministre a conclu en affirmant refuser que « des discours de haine, d’où qu’ils viennent, puissent fragiliser » l’espoir d’une solution à deux États.

SOURCE: AA

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