- En dépit du rejet par N’Djamena de son implication dans l’incident.
AA / Niamey / Salif Omar
Les autorités nigériennes ont convoqué, mardi, l’ambassadeur du Tchad à Niamey en vue de protester contre la frappe de drone survenue le 24 octobre dans la région nigérienne d’Agadez.
"Le Ministre de la Justice, Garde des Sceaux, M. Alio Daouda, assurant l’intérim du Ministre des Affaires étrangères, de la Coopération et des Nigériens à l’Extérieur, S.E.M. Bakary Yaou Sangaré, a reçu ce mardi 27 octobre 2026 l’Ambassadeur de la République du Tchad au Niger, dans le cadre de la convocation relative à la frappe de drone survenue dans la région d’Agadez", a rapporté le site officiel d’information du ministère nigérien des affaires étrangères.
"Le Gouvernement condamne fermement cet acte, qu’il considère comme une atteinte grave à la souveraineté nationale et une violation des principes fondamentaux du droit international", a ajouté la même source, précisant que le Niger "entend également saisir le Conseil de sécurité des Nations Unies et le Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine, tout en demandant l’ouverture d’une enquête internationale indépendante".
Lundi, le Niger avait accusé le Tchad d’avoir opéré une frappe de drone sur son territoire, ayant causé la mort de deux civils et occasionné des blessés et des dégâts matériels.
"Le gouvernement de la République du Niger informe l’opinion nationale et internationale que le 24 octobre 2026, vers une heure du matin, le territoire national a été la cible d’une frappe aérienne par drone, menée depuis le territoire du Tchad, dans la zone d’Imilolo, région d’Agadez, avec l’appui d’une puissance étrangère, la France", a indiqué un communiqué diffusé par la télévision publique nigérienne.
Dans un communiqué lu à la télévision publique, mardi, par son porte-parole et ministre de la communication, Gassim Cherif Mahamat, le gouvernement tchadien a rejeté "avec la plus grande fermeté les accusations contenues dans le communiqué diffusé par la télévision nigérienne, qui lui attribue une frappe de drone survenue le 24 octobre 2026, vers 1heure du matin, dans la zone d’Emilouloun, région d’Agadez".
Il a démenti "tout concours prêté à une quelconque autre puissance étrangère pour mener une action hostile contre le Niger", ajoutant que "le Tchad souscrit à une enquête internationale" et "ne saurait accepter que son nom soit ainsi déshonoré en l’associant à des associations récurrentes aussi graves".
La France, également citée par les autorités nigériennes, n’a pas réagi pour l’beure.
Le Niger et le Tchad partagent une frontière commune de plus de mille kilomètres.
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