- Le Premier ministre français, Sébastien Lecornu, a présenté à l’Assemblée nationale une série de mesures en faveur des lycéens et des étudiants, prévoyant notamment la création de 500 postes supplémentaires de professeurs
AA / Istanbul / Ayse Bashoruz
Le Premier ministre français, Sébastien Lecornu, a annoncé mercredi 28 octobre une série de mesures destinées à améliorer les conditions d’apprentissage et les perspectives d’orientation des jeunes, notamment le plafonnement à 28 élèves des classes de seconde générale et technologique, la création de 15 000 places supplémentaires dans l’enseignement supérieur et le renforcement des moyens humains dans les établissements scolaires.
S’exprimant devant l’Assemblée nationale, Lecornu a indiqué que ces annonces faisaient suite aux contributions recueillies auprès des lycéens et aux échanges avec leurs représentants. Il a également confirmé que Parcoursup serait remplacé à partir de la campagne d’admission de 2028, tandis que les critères d’admission devront être complétés dès la campagne de 2027.
« Nous devons à cette génération de lui permettre de réaliser ses ambitions », a déclaré le chef du gouvernement, estimant que les pouvoirs publics devaient donner aux jeunes davantage de moyens d’agir sur leur avenir.
- Des mesures sur les effectifs et les moyens humains
Le gouvernement prévoit de plafonner à 28 élèves les classes de seconde générale et technologique dans la moitié des lycées les moins favorisés dès 2027, avant d’étendre cette mesure à l’ensemble des lycées publics français en 2028.
Lecornu a également annoncé la création de 500 postes supplémentaires de professeurs et la poursuite des efforts visant à assurer le remplacement des enseignants absents. Des amendements en ce sens doivent être déposés dans le cadre du projet de budget pour 2027.
Les emplois du temps seront également révisés, avec la garantie d’une pause déjeuner d’une heure. Le gouvernement prévoit par ailleurs de réexaminer en profondeur la place du contrôle continu.
Concernant la santé mentale, 500 postes supplémentaires de psychologues, d’infirmiers et d’assistants sociaux doivent être créés dès 2027, selon les annonces du Premier ministre.
- 15 000 places supplémentaires dans l’enseignement supérieur
Le gouvernement prévoit d’ouvrir 15 000 places supplémentaires dans l’enseignement supérieur sur la période 2027-2028, réparties entre 10 000 places en brevet de technicien supérieur (BTS), 4 000 en instituts universitaires de technologie (IUT) et 1 000 dans les formations de santé.
Selon Lecornu, cette répartition doit encore être discutée avec les partenaires sociaux.
Sur le volet des infrastructures, l’État consacrera un milliard d’euros à l’investissement dans les bâtiments universitaires. Des prêts à taux préférentiel d’un montant total de quatre milliards d’euros doivent également aider les conseils régionaux à rénover les établissements scolaires, avec une attention particulière portée aux territoires ultramarins.
Le Premier ministre a, en outre, annoncé que les bourses étudiantes seraient indexées sur l’inflation à compter de la rentrée 2027, afin de préserver le pouvoir d’achat des bénéficiaires.
- Parcoursup
« Parcoursup sera remplacé pour la campagne 2028, c’est entendu », a déclaré Lecornu devant les députés.
Dès la campagne de 2027, accessible aux élèves à partir de décembre 2026, les critères d’admission devront toutefois être complétés, a-t-il précisé. Les modalités du dispositif appelé à remplacer Parcoursup n’ont pas été détaillées dans le verbatim de son intervention.
Le gouvernement entend également renforcer la représentation des lycéens au sein des instances chargées de l’organisation du système éducatif, depuis les établissements scolaires jusqu’au Conseil supérieur de l’éducation, notamment pour les élèves de la voie professionnelle.
- Plus de 100 000 contributions de lycéens
Pour justifier ces annonces, Lecornu a fait état de plus de 100 000 contributions recueillies auprès de près de 3 000 lycées sur la plateforme du ministère de l’Éducation nationale.
Selon les chiffres présentés par le Premier ministre, 71 % des contributions portent sur l’organisation du temps scolaire, 56 % sur l’état des bâtiments et 31 % sur les difficultés liées au remplacement des enseignants absents.
Lecornu a indiqué que ces contributions complétaient les échanges avec les organisations représentatives et les élus lycéens. Il a souligné que les demandes exprimées nécessitaient des réponses adaptées à chaque établissement et relevaient, selon les cas, du gouvernement, du Parlement ou des conseils régionaux.
Lecornu a par ailleurs défendu les investissements déjà consentis dans l’éducation nationale et l’enseignement supérieur, affirmant que ces deux ministères figuraient parmi les rares dont les budgets devaient encore augmenter l’année suivante. Il a néanmoins reconnu que les efforts engagés restaient insuffisants et appelé à corriger les erreurs passées.
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