- Médiateur dans la crise politique bissau-guinéenne, le ministre sénégalais des Affaires Étrangères a rencontré le président de transition à Bissau le 26 octobre 2026.
AA / Cotonou / Abraham Kwame
Le Sénégal, médiateur de la Cedeao dans la crise politique en Guinée Bissau, appelle les forces vives à œuvrer pour une solution politique consensuelle, respectueuse de la souveraineté et des aspirations des populations du pays.
A l’issue d’une mission à Bissau le 26 octobre 2026, le ministre sénégalais des Affaires Etrangères Cheikh Niang a produit un communiqué pour expliquer que la démarche de Dakar vise à restaurer par un processus pacifique et inclusif, l’ordre constitutionnel interrompu depuis le coup d’ État du 26 novembre 2025.
« Cette démarche avait pour objectif de recueillir directement les positions, préoccupations et propositions des acteurs politiques et sociaux, d’identifier les convergences possibles et de mieux cerner les questions nécessitant des consultations complémentaires », lit-on dans le communiqué.
En dehors des discussions avec les acteurs politiques et de la société civile, le ministre Cheikh Niang indique avoir rendu une visite de courtoisie au général Horta N’tam, le président de transition. Il a également échangé avec le Premier Ministre et les membres du Conseil national faisant office de parlement.
« Ces consultations élargies ont constitué le principal cadre d’écoute et d’échanges sur les perspectives de sortie de crise et les conditions d’un retour à l’ordre constitutionnel », déclare-t-il.
Le ministre sénégalais des Affaires Étrangères a signalé que les appréciations et propositions recueillies au cours de cette mission seront transmises à la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) pour éclairer les prochaines étapes de la médiation.
Normalement, selon le calendrier initial, il était prévu l’organisation d’élections présidentielle et législatives le 06 décembre 2026 pour mettre fin à la transition.
Toutefois, d’après la vice-présidente de la Commission nationale électorale (CNE), les conditions ne sont pas réunies pour la tenue du scrutin, remettant en cause le calendrier électoral.
Le 28 septembre 2026, le président déchu Umaro Sissoco Embalo, qui vit désormais en exil au Maroc, a annoncé sa candidature pour la présidentielle et son retour au pays mais le pouvoir militaire l’a empêché de revenir soutenant que les conditions ne sont pas réunies pour assurer sa sécurité.
Le 30 août 2026, le pouvoir militaire a organisé un référendum pour changer la constitution du pays.
Le « oui » s’est imposé avec 70% des suffrages permettant au pays de passer du régime parlementaire au régime présidentiel.
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