- Les ministres africains de la Santé se réunissent mercredi en urgence, à l’initiative de l’Africa CDC, pour coordonner la riposte à l’épidémie d’Ebola, qui a fait près de 5 000 morts sur le continent
AA / Istanbul / Wafae El Baghouani
Les ministres africains de la Santé sont conviés, mercredi, à une réunion virtuelle de haut niveau consacrée au renforcement de la réponse continentale à l'épidémie d'Ebola, dont la propagation suscite des inquiétudes croissantes dans plusieurs régions d'Afrique.
Organisée à l'initiative des Centres africains de contrôle et de prévention des maladies (Africa CDC), cette rencontre doit permettre aux responsables sanitaires d'évaluer l'évolution de la situation épidémiologique et d'identifier les moyens d'améliorer la coopération entre les pays concernés.
Selon un communiqué publié par l'Africa CDC, les discussions doivent notamment porter sur la surveillance sanitaire aux frontières, l'accélération de l'assistance aux États touchés et le renforcement des dispositifs nationaux de préparation aux urgences sanitaires.
La réunion doit également contribuer aux préparatifs d'un sommet des chefs d'État et de gouvernement, envisagé sous l'égide du président burundais Évariste Ndayishimiye, qui assure la présidence en exercice de l'Union africaine.
Le directeur général de l'Africa CDC, Jean Kaseya, a souligné la nécessité d'une mobilisation politique accrue et d'une coordination plus étroite entre les États africains afin de freiner la transmission du virus.
Cette initiative intervient alors que l'épidémie provoquée par le virus Ebola Bundibugyo, apparue en mai en République démocratique du Congo (RDC), a entraîné des contaminations dans d'autres pays du continent, notamment au Kenya et au Nigeria.
D'après les données publiées mercredi par le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC), la RDC comptabilisait, au 27 octobre, 10 141 cas confirmés et 4 928 décès, sur la base des données sanitaires arrêtées au 26 octobre.
Le Kenya avait, pour sa part, enregistré neuf contaminations confirmées, dont deux mortelles, tandis qu'un cas avait été signalé au Nigeria le 20 octobre.
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