La demande de libération de Mohamed Bazoum critiquée par des militants proches de l’AES
Au Niger, plusieurs organisations de la société civile ont dénoncé la résolution adoptée par le Parlement européen réclamant la libération de l’ancien président Mohamed Bazoum, détenu depuis le Coup d’État au Niger de juillet 2023.
Réunis samedi à Niamey, des centaines de manifestants ont accusé l’Union européenne d’interférer dans les affaires internes du pays et d’agir sous l’influence de France. Des représentants de la veille citoyenne ont estimé que cette prise de position s’inscrivait dans une logique de pression diplomatique visant les nouvelles autorités sahéliennes.
Les intervenants ont également souligné que les années de présence occidentale dans la région n’avaient pas permis de stabiliser le Sahel malgré les importants moyens engagés. Dans ce contexte, le Niger, le Burkina Faso et le Mali, membres de l’Alliance des États du Sahel, ont appelé à une mobilisation commune le 24 mars pour dénoncer l’ingérence étrangère et affirmer leur souveraineté.