- Aoun réaffirme son engagement en faveur de solutions diplomatiques lors d’une rencontre avec une ministre allemande
BEYROUTH / ISTANBUL (AA)
Le président libanais Joseph Aoun a appelé jeudi à la cessation des attaques israéliennes contre le Liban et réaffirmé l’engagement de son pays en faveur de solutions diplomatiques et négociées.
« Une stabilité durable ne peut être obtenue par la seule force militaire », a déclaré Aoun lors d’une rencontre avec la ministre allemande de la Coopération économique et du Développement, Reem Alabali-Radovan, et sa délégation au palais présidentiel, selon un communiqué de son bureau de presse.
Il a appelé à un « soutien européen accru » à l’armée libanaise et aux institutions de sécurité, qualifiant cette assistance d’« investissement direct dans la stabilité du Liban et de la région ».
Concernant le sud du Liban, Aoun a souligné la nécessité de mettre fin aux attaques israéliennes, indiquant que le Liban avait soulevé quatre questions essentielles : un cessez-le-feu, le retrait israélien, la démarcation de la frontière et la question des prisonniers.
Il a déclaré qu’« aucun progrès requis n’avait été réalisé sur ces questions jusqu’à présent ».
Le 26 juin, le Liban et Israël ont signé un accord-cadre sous l’égide des États-Unis prévoyant un retrait progressif des forces israéliennes du territoire libanais, le déploiement de l’armée libanaise et le désarmement du Hezbollah.
Malgré cet accord, Israël a poursuivi ses attaques dans le sud du Liban.
- Réformes et reconstruction
Sur le plan économique, Aoun a déclaré que le Liban poursuivait ses travaux avec le Fonds monétaire international (FMI) afin de mener à bien les réformes. Il a exprimé l’espoir que l’Allemagne contribuerait à la reconstruction dans le cadre d’un dispositif dirigé par la Banque mondiale.
Il a appelé à passer de l’aide d’urgence à un partenariat de développement durable et a plaidé pour une augmentation des investissements du secteur privé allemand.
Le Liban cherche à conclure un programme de financement avec le FMI, qui exige des réformes bancaires, économiques et financières. Les négociations n’ont pas encore abouti, malgré une série de mesures prises par les autorités libanaises.
Alabali-Radovan a déclaré que sa visite intervenait à un moment difficile et réaffirmé le soutien de l’Allemagne aux réformes, à des institutions étatiques efficaces et à l’amélioration des conditions de vie des groupes vulnérables.
- L’avenir de la FINUL
Concernant l’avenir de la Force intérimaire des Nations unies au Liban (FINUL), la ministre allemande a déclaré qu’il ne devait y avoir « aucun vide », soulignant que l’avenir de la force relevait de l’autorité du Conseil de sécurité des Nations unies. Elle a également réaffirmé la volonté de l’Allemagne de soutenir l’armée libanaise.
La FINUL est déployée dans le sud du Liban depuis 1978, en vertu de résolutions du Conseil de sécurité de l’ONU, afin de surveiller la cessation des hostilités et de contribuer au maintien de la sécurité et de la stabilité.
Le mandat de la FINUL doit expirer à la fin de 2026. Le Liban a appelé au maintien d’une présence internationale dans le sud du pays, considérant celle-ci comme un élément important de stabilité.
*Traduit de l’anglais par Ayse Bashoruz
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