Paul Biya rétablit le poste de vice-président et y nomme son fils, une décision qui alimente les soupçons de transmission du pouvoir au sein de la même famille.

Cameroun : une réforme institutionnelle relance la question de la succession présidentielle

Au Cameroun, une récente évolution constitutionnelle a ravivé les débats autour de l’avenir politique du pays. Le président Paul Biya a décidé de restaurer la fonction de vice-président, supprimée depuis plusieurs décennies.

Dans la foulée, il a désigné son fils, Franck Emmanuel Biya, pour occuper ce poste stratégique, désormais placé au cœur du mécanisme de succession.

La réforme adoptée par le Parlement prévoit que le vice-président prenne automatiquement la tête de l’État en cas de vacance du pouvoir, qu’il s’agisse d’une démission, d’une incapacité ou d’un décès du président.

Les autorités justifient cette mesure par la volonté de garantir la stabilité institutionnelle et d’assurer une transition sans heurts.

Toutefois, le mode de désignation du vice-président — nommé et non élu — suscite des critiques, certains y voyant une concentration du pouvoir et une possible dérive dynastique.

Le fait que Franck Emmanuel Biya exerce déjà des responsabilités importantes, notamment dans le domaine sécuritaire, renforce ces inquiétudes.

Le retour de cette fonction, supprimée en 1972, marque ainsi une transformation notable du système politique camerounais.

 

Source: Newstimehub

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