- Les pourparlers trilatéraux prévus à Abou Dhabi, n’incluront pas les Européens. Mais « si des progrès sont réalisés », ces discussions devraient « évoluer vers un format multilatéral plus large, avec leur participation directe »
AA / Istanbul / Mariem Njeh
Les Européens ne participeront pas directement aux pourparlers trilatéraux entre les États-Unis, l’Ukraine et la Russie, prévus la semaine prochaine à Abou Dhabi, selon une déclaration de Jared Kushner, gendre du président américain Donald Trump.
« La semaine prochaine, à Abou Dabi, les États-Unis réuniront les premières discussions de paix trilatérales avec l’Ukraine et la Russie depuis le mois de février. Toutes les parties restent pleinement mobilisées dans la préparation de négociations substantielles et productives », déclare Kushiner, en ajoutant « nous nous concerterons étroitement avec nos partenaires européens en marge de ces échanges et, si des progrès sont réalisés, nous chercherons à évoluer vers un format multilatéral plus large, avec leur participation directe » .
Sur le réseaux social américain X, Kushner a indiqué que le président Donald Trump a « fait avancer » jeudi une discussion avec plusieurs dirigeants européens sur la nécessité d’une « architecture de sécurité européenne plus large » susceptible de poser les conditions d’une paix durable. Il s’appuie sur le travail mené cette semaine à Bruxelles avec l’Ukraine, l’OTAN et les partenaires européens.
Cinq objectifs sont explorés : des consultations de sécurité permanentes, des communications de crise fiables, une plus grande transparence militaire, des mesures réciproques pour réduire les risques d’escalade et un cadre durable pour la sécurité et la stabilité en Europe à long terme.
Kushner souligne que tout arrangement devra respecter la souveraineté, l’intégrité territoriale et l’indépendance décisionnelle de chaque pays. Chacun conservera la maîtrise de sa sécurité et de ses alliances, et aucun pays n’aurait de droit de veto sur les choix souverains d’un autre. L’OTAN restera « centrale » pour la défense collective européenne, l’initiative devant s’appuyer sur les institutions et engagements existants.
« Notre objectif est de mettre au point des dispositions concrètes qui répondent aux préoccupations de sécurité de toutes les parties, réduisent le risque de conflits futurs et créent un environnement sécuritaire plus stable et plus prévisible », affirme-t-il.
Plus tôt cette semaine, l’envoyé américain Steve Witkoff a annoncé que Washington assurerait la médiation de négociations entre l’Ukraine et la Russie, au niveau technique, les 10 et 11 novembre à Abou Dhabi. Ces discussions porteront sur « les dispositifs de sécurité pour l’après-guerre, la désescalade, les initiatives humanitaires et les prochaines étapes vers la paix ».
La Russie et l’Ukraine ont tenu, plus tôt cette année, des négociations de paix sous médiation américaine, articulées autour de trois cycles de pourparlers : les 23-24 janvier, les 4-5 février et les 17-18 février. Les deux premiers cycles ont eu lieu à Abou Dhabi, tandis que le troisième s’est tenu à Genève.
Anadolu Ajansı / Mariem Njeh — Anadolu Ajansı
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