- Les dépouilles ont été inhumées sur place, tandis que neuf rescapés ont été retrouvés et évacués vers la ville de Ménaka pour bénéficier d'une prise en charge par les services compétents

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Mali : 54 civils retrouvés morts après une attaque attribuée à l'EIGS dans la région de Ménaka

AA / Bamako / Amarana Maiga

Au moins 54 civils ont été retrouvés morts dans un campement situé à Tagadayat, à environ 35 kilomètres au sud-est de la ville de Ménaka, dans le nord-est du Mali, a annoncé, samedi soir, l'État-major général des Armées maliennes dans un communiqué.

Selon la même source, cette découverte a été effectuée par une patrouille conjointe des Forces armées maliennes (FAMa) et de leurs partenaires, déployée à la suite d'informations faisant état d'attaques terroristes contre des populations civiles dans le sous-secteur opérationnel de Ménaka.

« Au cours de ses recherches, la patrouille a découvert, à environ 35 kilomètres au sud-est de la ville de Ménaka, cinquante-quatre (54) corps sans vie dans un campement à Tagadayat », précise le communiqué consulté par Anadolu (AA).

Les dépouilles ont été inhumées sur place, tandis que neuf rescapés ont été retrouvés et évacués vers la ville de Ménaka pour bénéficier d'une prise en charge par les services compétents.

D'après l'État-major, les premiers témoignages recueillis attribuent ce massacre à l'État islamique au Grand Sahara (EIGS), un groupe terroriste actif dans la région.

Face à cette situation, l'armée malienne affirme avoir renforcé les dispositifs de protection des populations civiles, notamment en facilitant l'évacuation vers Ménaka des habitants de campements exposés à des menaces.

L'État-major général des Armées a fermement condamné ces tueries, présenté ses condoléances aux familles des victimes et réaffirmé sa détermination à poursuivre les auteurs présumés afin qu'ils répondent de leurs actes devant la justice.

Par ailleurs dans un autre communiqué distinct, l’armée malienne a annoncé, samedi, avoir mené, jeudi 22 octobre, une frappe contre un important regroupement d’éléments terroristes, parmi lesquels figuraient plusieurs responsables, à environ 50 kilomètres au sud de la ville de Ménaka, dans le nord-est du Mali.

Selon un communiqué de l’État-Major Général des Armées, publié dans le cadre de l’opération « Dougoukoloko », cette intervention a été menée à la suite de l’exploitation de renseignements précis ayant permis de localiser une position abritant des combattants terroristes, plusieurs véhicules et des équipements logistiques.

« Après observation et confirmation de la cible, la position a été frappée avec succès », a indiqué l’armée malienne, sans préciser le nombre de combattants tués ni l’identité des responsables présents sur les lieux.

Dans la même journée, les Forces armées maliennes (FAMa) ont également mené une frappe contre un autre regroupement terroriste, identifié à environ deux kilomètres au sud du village de Piron, dans la région de Mopti, au centre du pays.

D’après l’État-Major, les éléments visés disposaient notamment de motocyclettes. Leur position a été ciblée et frappée avec succès.

Par ailleurs, l’armée a fait état de la neutralisation de trois autres éléments terroristes, repérés à bord de motocyclettes dans la région de Ségou.

Ces derniers avaient été suivis dans les secteurs de Bozola, Koué, Siéna et Digama, avant d’être localisés sous des arbres, à environ deux kilomètres à l’est du village de Moutégué, selon la même source.

L’État-Major a précisé que les opérations de surveillance et de reconnaissance se poursuivent dans les différentes zones concernées afin d’évaluer les résultats des frappes, d’établir un bilan consolidé et de neutraliser d’éventuelles menaces résiduelles.

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