- « Pensez à les routes d'embarquement qui réformeront le commerce mondial. Pensez à l'infrastructure de connectivité qui définira le futur de la région », lance von der Leyen
AA / Istanbul / Mariem Njeh
La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a annoncé mardi que l’Union européenne venait d’adopter sa nouvelle stratégie pour l’Arctique.
Sur le plan sécuritaire, elle a évoqué la Russie, qui, selon elle, reconstruit sa posture militaire arctique et mène des stratégies hybrides contre ses voisins, ce qui « affecte l’Union européenne en général ».
Elle a estimé que la souveraineté, l’intégrité territoriale et les règles qui sous-tendent la stabilité de la région, ne pouvaient plus être tenues pour acquises et que l’UE devait en conséquence « changer sa posture stratégique ».
Von der Leyen a déclaré que l’Arctique n’était « pas la frontière de quelqu’un d’autre » mais « une partie de l’Union européenne ».
La présidente de la Commission a ajouté que la stratégie portait aussi sur l’économie. Elle a cité les matières premières critiques nécessaires aux transitions verte et numérique, les routes maritimes appelées à transformer le commerce mondial et les infrastructures de connectivité.
« Pensez à les routes d'embarquement qui réformeront le commerce mondial. Pensez à l'infrastructure de connectivité qui définira le futur de la région », a lancé von der Leyen.
Alors que la présidente de la Commission européenne présente les routes maritimes arctiques comme des opportunités susceptibles de « réformer le commerce mondial », la question de leur exploitation commerciale reste posée. Les géants européens du transport maritime CMA CGM et Hapag-Lloyd refusent de recourir aux routes arctiques, tandis que la Russie et la Chine coopèrent au développement de ces liaisons, susceptibles de réduire les temps de transit et les coûts de transport.
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