- Le magistrat a précisé que l’homme intervenait dans le cadre du maintien de l’ordre et qu’il appartenait à la brigade anticriminalité (BAC)

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France : le procureur confirme que l’homme filmé avec des lycéens à Reims était un policier

AA/Istanbul/Sanaa Amir

L’homme apostrophé vendredi 2 octobre à Reims (Marne) par le député européen Anthony Smith (LFI), lors d’une manifestation lycéenne, était bien un policier, a confirmé dimanche le procureur de Reims, François Schneider, selon France 3.

Le magistrat a précisé que l’homme intervenait dans le cadre du maintien de l’ordre et qu’il appartenait à la brigade anticriminalité (BAC). Il a indiqué que le policier, en civil et le visage partiellement masqué, avait lancé une grenade fumigène dans le cadre de son intervention affirme France 3.

« Il s’agit bien d’un policier jetant une grenade fumigène en action de maintien de l’ordre public, donc dans un cadre totalement légal au vu des circonstances et de la violence des émeutiers jetant des pierres sur les policiers et utilisant des mortiers », a déclaré François Schneider, cité par la même source.

Le procureur a ajouté : « Aucun sujet donc et soutien aux forces de l’ordre. »

Une courte vidéo montre l’homme, le visage partiellement masqué, entouré de jeunes lycéens, avant qu’il ne jette un projectile vers une zone qui n’est pas visible à l’image. Après avoir constaté qu’il était filmé par le député Anthony Smith, l’homme s’éloigne avec deux autres personnes, dont les visages sont également partiellement dissimulés.

Selon des informations concordantes obtenues par France 3, l’homme interrogé par le député appartient à la brigade anticriminalité.

La diffusion de cette vidéo avait suscité des réactions sur les réseaux sociaux, notamment de la part de députés de La France insoumise, certains évoquant l’hypothèse d’un « flic infiltré » parmi les lycéens.

Le député LFI Aymeric Caron avait notamment interpellé le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, sur le réseau social américain X. « Cette séquence semble montrer un homme appartenant aux forces de l’ordre habillé en civil qui jette un projectile pour provoquer les lycéens. Vous nous devez une explication », avait-il écrit.

La confirmation du procureur intervient alors que la France a connu quatre journées de mobilisation lycéenne au cours de la semaine, dans un contexte marqué par un sentiment d’abandon de l’école par les pouvoirs publics.

Près de 5 000 personnes ont été interpellées et des dizaines de personnes blessées au cours de cette semaine de mobilisation, selon les éléments rapportés dans ce contexte.

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