-Le ministre de l’Intérieur affirme que les interventions policières ont empêché des attaques contre des bâtiments publics et limiter les pillages
AA / Istanbul / Serap Dogansoy
Près de 1 000 personnes avaient été interpellées samedi à 19 h 30 en France lors des mobilisations du 24 octobre, a annoncé le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez.
Deux personnes ont été grièvement blessées, à Clermont-Ferrand et à Toulouse, a-t-il également indiqué.
Le ministre a prévenu que le nombre d’interpellations augmenterait dans la soirée. La dispersion était notamment toujours en cours à Paris au moment de sa déclaration.
« Les cortèges se sont bien passés », a-t-il affirmé, tout en faisant état de « groupes à risques » qui s’en étaient détachés pour commettre des exactions et attaquer les forces de l’ordre avec des projectiles et des mortiers d’artifice.
Selon lui, les policiers et les gendarmes sont intervenus « systématiquement » et ont empêché ces groupes de rejoindre les centres-villes. « Beaucoup d’armes par destination ont été saisies », a-t-il ajouté.
-Des attaques contre les bâtiments publics empêchées, selon le ministre
Laurent Nuñez a assuré qu’il n’y avait pas eu, « grâce à l’intervention des forces de l’ordre », d’attaques contre des bâtiments publics comparables à celles du 17 octobre. « Systématiquement, ces attaques ont été empêchées », a-t-il déclaré.
« Les commerces de centre-ville ont été protégés », a-t-il poursuivi, tout en reconnaissant que « quelques commerces » avaient été pillés dans certaines villes. Il a présenté un bilan meilleur sur ce point que celui de la semaine précédente et affirmé que « sans la police, il n’y aurait pas eu de cortèges ».
Cette journée de mobilisation contre la vie chère et en soutien aux revendications lycéennes a réuni 410 000 personnes dans l’Hexagone selon le ministère de l’Intérieur, contre près de 800 000 selon la CGT. Quelque 70 000 policiers et gendarmes avaient été mobilisés.
Une semaine auparavant, des violences et des pillages avaient touché plusieurs villes françaises. Des bâtiments publics avaient été pris pour cible, notamment les mairies de Limoges et de Marseille ainsi que l’office de tourisme de Lyon. La CGT appelle, avec l’intersyndicale, à une journée de grève et de manifestations le 5 novembre.
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