-Le cortège a suivi dans le calme le parcours prévu par l’intersyndicale avant des incidents en marge et en fin de manifestation, alors que la justice avait maintenu l’interdiction préfectorale

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France : 15 500 manifestants à Bordeaux malgré l’interdiction, des tensions et des dispersions au gaz lacrymogène

AA / Istanbul / Serap Dogansoy

Quelque 15 500 personnes ont manifesté samedi à Bordeaux, selon la préfecture, malgré l’interdiction visant le parcours déposé par l’intersyndicale. Des jets de projectiles et une barricade ont été signalés, les forces de l’ordre intervenant au gaz lacrymogène, rapporte ICI Gironde.

Parti de la place de la Bourse, le cortège a emprunté dans le calme l’itinéraire initialement prévu pour cette journée de mobilisation contre la vie chère et en soutien aux revendications lycéennes.

Des tensions ont éclaté cours de l’Intendance, alors que la majorité des manifestants avaient terminé le parcours. Selon le reporter d’ICI Gironde présent sur place, des projectiles ont visé les CRS, qui ont répliqué avec des grenades lacrymogènes.

Un groupe a également dressé une barricade place de la Bourse. Les forces de l’ordre ont utilisé du gaz lacrymogène, dispersant les nombreux manifestants encore présents au point d’arrivée.

La préfecture a annoncé la saisie de plusieurs « objets interdits » lors de contrôles aux abords du rassemblement. Les photographies diffusées montraient notamment un pistolet à billes.

-L’interdiction maintenue par la justice

Saisi en urgence par l’intersyndicale, le tribunal administratif de Bordeaux a rejeté samedi le recours contre l’arrêté préfectoral pris vendredi soir. La décision est intervenue après l’heure de départ prévue à 14 heures, alors que des manifestants avaient déjà commencé à défiler.

Les syndicats contestent notamment l’étendue du périmètre interdit et la publication tardive de l’arrêté, qui impliquait selon eux sa contestation. La préfecture invoquait les violences du 17 octobre pour justifier ces restrictions.

L’interdiction couvrait une partie de la rive gauche, au-delà de l’hypercentre touché par les dégradations la semaine précédente. La préfecture avait annoncé une amende de 135 euros pour les participants aux rassemblements dans cette zone.

Cette mobilisation intervient une semaine après les violences et les pillages survenus à Bordeaux, dont l’incendie d’un magasin Decathlon rue Sainte-Catherine. Samedi, de nombreux commerçants avaient protégé leurs vitrines avec des panneaux de bois, tandis que des policiers étaient déployés rue Sainte-Catherine et place de la Comédie.

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