- Le ministre de l’Enseignement supérieur, Philippe Baptiste, affirme que le « droit au blocage n’existe pas » et annonce une simplification de Parcoursup dès janvier

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France : le gouvernement annonce la réouverture de toutes les universités lundi et appelle à la fin des blocages

AA / Istanbul / Ben Amed Azize Zougmore

Le ministre français de l’Enseignement supérieur, Philippe Baptiste, a annoncé mardi que toutes les universités rouvriraient lundi après les vacances de la Toussaint, malgré le maintien de la fermeture de certains bâtiments endommagés lors des récentes mobilisations.

Invité sur France 2, le ministre a assuré que l’ensemble des universités pourraient accueillir les étudiants. « On va tout faire pour rouvrir tous les bâtiments » dans les meilleurs délais, a-t-il affirmé.

Alors que de nouveaux appels à la mobilisation ont été lancés pour la rentrée, il a exhorté les lycéens et les étudiants à reprendre les cours, tout en assurant que les négociations se poursuivraient.

« Il faut que tout le monde se remette au travail. Ça ne veut pas dire que les négociations s’arrêtent là. Le travail de négociation doit continuer », a-t-il déclaré.

Philippe Baptiste a également appelé à la fin des blocages, invoquant le droit des étudiants à suivre leurs cours.

« On a effectivement un droit à manifester, un droit à ne pas être d’accord, mais le droit au blocage n’existe pas », a-t-il soutenu, ajoutant qu’il existait également « un droit à étudier ».

La contestation lycéenne et étudiante dure depuis plus d’un mois en France, avec des blocages et des dégradations dans plusieurs établissements.

- Une nouvelle version de Parcoursup en janvier

Le ministre a par ailleurs annoncé pour janvier une nouvelle version de Parcoursup, la plateforme nationale d’admission dans l’enseignement supérieur, qu’il promet « plus claire et plus simple », avec plusieurs améliorations directement visibles pour les utilisateurs.

Il a toutefois reconnu que la mention du lycée d’origine des candidats ne serait « probablement pas » supprimée cette année.

« On mettra tout en place pour que ça se fasse mécaniquement l’an prochain », a-t-il précisé.

Philippe Baptiste a affirmé que sa priorité restait l’accès à l’enseignement supérieur des élèves actuellement en terminale.

« Il faut faire évoluer Parcoursup, mais ma responsabilité première, c’est que tous les lycéens cette année trouvent une place dans le supérieur l’an prochain », a-t-il conclu.

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