- Le ministre français du Travail, Jean-Pierre Farandou, a indiqué qu’aucune décision n’avait été prise sur une hausse supplémentaire du SMIC, évoquant les risques pour l’emploi et l’inflation
AA / Istanbul / Ayse Bashoruz
Le ministre français du Travail et des Solidarités, Jean-Pierre Farandou, a indiqué jeudi 29 octobre que les discussions sur une éventuelle hausse supplémentaire du salaire minimum interprofessionnel de croissance (SMIC) restaient ouvertes, sans décision arrêtée, soulignant la nécessité de concilier pouvoir d’achat, emploi et compétitivité des entreprises.
Sur France Inter, le ministre a déclaré qu’il n’avait « pas de conviction » arrêtée à ce stade sur un éventuel coup de pouce au-delà de la revalorisation automatique liée à l’inflation. Il a précisé que les consultations avec les organisations syndicales et patronales se poursuivraient, avec l’objectif de dégager une convergence autour du 5 novembre.
Farandou a également mis en garde contre les conséquences économiques d’une augmentation importante du salaire minimum. Selon lui, une hausse de 150 euros nets par mois pourrait fragiliser l’emploi et alimenter l’inflation. Il a notamment évoqué un risque de suppression de 250 000 emplois.
Les propositions syndicales divergent sur le montant souhaité : la CFDT défend une augmentation de 100 euros nets par mois, tandis que la CGT réclame environ 150 euros nets.
Le ministre a rappelé que le SMIC concernait environ 14% des salariés et a insisté sur la nécessité de prendre également en compte les rémunérations situées au-dessus du salaire minimum.
Farandou a souligné que les allègements généraux de cotisations patronales représentaient environ 70 milliards d’euros de dépenses publiques.
Concernant les dégradations survenues lors des mobilisations du 24 octobre, Farandou a annoncé le maintien de dispositifs de soutien aux commerçants touchés, notamment l’activité partielle et le report de cotisations patronales.
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