- Selon Le Parisien, la rencontre s’est déroulée en présence de Valérie Bossio, mère de la victime, ainsi que de Tiffany et Ritsia Brou, deux de ses sœurs
AA / Istanbul / Wafae El Baghouani
Le président français Emmanuel Macron a reçu mardi à l’Élysée la mère et deux sœurs de Pengo Bossio Wangi, jeune homme de 26 ans tué lors de l’attentat raciste perpétré le 23 octobre à Trappes, dans les Yvelines, selon des informations rapportées jeudi par le quotidien Le Parisien.
La rencontre, organisée mardi selon une source proche du dossier citée par le journal, a réuni Valérie Bossio, mère de la victime, ainsi que Tiffany et Ritsia Brou, deux de ses sœurs.
Dans un communiqué transmis par leur avocat, les proches du jeune homme ont tenu à remercier publiquement le chef de l’État pour son soutien.
« Ses paroles réconfortantes nous ont apporté un précieux apaisement dans la douleur immense que représente la perte de notre fils et frère, Pengo », ont-elles déclaré.
« Dans ces moments si difficiles, l’attention et l’écoute qu’il nous a accordées ont beaucoup compté pour nous. Nous tenions à l’en remercier publiquement », ont-elles ajouté.
Cette rencontre intervient après une conférence de presse organisée lundi 2 novembre, au cours de laquelle le père de la victime, Boléma Bossio Wangi, avait appelé à la justice et à la paix, tout en dénonçant la persistance du racisme dans la société française.
Dans une déclaration lue par sa fille Ambre Bossio Wangi, le père avait exprimé ses inquiétudes quant à l'avenir et à la sécurité de ses enfants, dans un contexte qu'il décrivait comme marqué par de fortes tensions identitaires.
« Aujourd’hui, dans une France en proie à de fortes tensions identitaires, j’ai peur en tant que père d’enfants noirs », avait-il affirmé.
Il avait également souligné que la famille faisait le choix de faire confiance à la justice française malgré la douleur provoquée par la mort de son fils.
« Si la mort de notre fils doit servir à quelque chose, c’est à sensibiliser sur le racisme qui gangrène la société française depuis des décennies, un racisme alimenté par certains médias et partis politiques », avait-il déclaré.
Évoquant la perspective d’un hommage national aux victimes de l’attentat, Boléma Bossio Wangi avait appelé Emmanuel Macron à faire de cette initiative une occasion de prise de conscience et d'engagement concret contre le racisme.
Prenant brièvement la parole à l'issue de la conférence de presse, il avait déclaré : « On n’est pas en colère, on veut simplement la justice et la paix. C’était quelqu’un de bien. On nous a enlevé un ange ».
Pour rappel, Pengo Bossio Wangi a été tué par arme à feu le 23 octobre à Trappes. Le Parquet national antiterroriste (PNAT) s'est saisi de l'enquête, initialement ouverte pour assassinat en raison de l'origine réelle ou supposée des victimes.
L'auteur présumé de l'attaque, identifié comme Kevin T., a reconnu avoir « spécifiquement ciblé » des personnes « de type musulman », « africain » ou « nord-africain ».
La famille de Pengo Bossio Wangi avait par ailleurs été reçue à l'Assemblée nationale, où une minute de silence avait été observée en hommage à la victime.
Anadolu Ajansı / Wafae El Baghouani — Anadolu Ajansı
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