-Le ministre de la Justice fait également état de dizaines d’informations judiciaires et demande aux parquets une « extrême fermeté » à l’égard des auteurs de dégradations et de pillages

NEWSTIMETR
NEWSTIMETR
France : Darmanin annonce 2 513 gardes à vue et 67 personnes incarcérées après les violences

AA / Istanbul / Serap Dogansoy

Le ministre de la Justice, Gérald Darmanin, a annoncé lundi sur TF1 un bilan de 2 513 gardes à vue et de 67 personnes incarcérées après les violences survenues durant le week-end en France, en marge de la mobilisation du 17 octobre contre la vie chère.

De nombreuses gardes à vue sont toujours en cours et des « dizaines d’informations judiciaires » ont été ouvertes, a précisé le garde des Sceaux.

Gérald Darmanin a indiqué avoir adressé une instruction à l’ensemble des parquets pour leur demander de retenir des qualifications relevant de la criminalité organisée. Selon le ministre, ce cadre permettra de prolonger certaines gardes à vue de 48 à 72 heures.

Il a également indiqué avoir adressé aux parquets une instruction leur demandant de retenir des qualifications relevant de la criminalité organisée. Selon le ministre, ce cadre permettrait notamment de prolonger certaines gardes à vue de 48 à 72 heures et de recourir à des géolocalisations et à des écoutes téléphoniques pour identifier les personnes impliquées.

Ces moyens doivent permettre de déterminer où se trouvaient les suspects au moment des pillages de magasins et des attaques contre des mairies, a-t-il expliqué sur TF1.

Ces annonces interviennent après les dégradations, incendies et pillages survenus dans plusieurs villes françaises durant le week-end, en marge d’une mobilisation contre la vie chère à laquelle ont participé des lycéens, des syndicats et des gilets jaunes.

Le Premier ministre Sébastien Lecornu a demandé lundi aux préfets d’instaurer des couvre-feux « partiels » et « localisés », notamment pour protéger les commerces. Des restrictions ont été annoncées dans plusieurs villes, avec des horaires et des publics concernés variables selon les secteurs.

Le chef du gouvernement n’a pas retenu à ce stade l’instauration de l’état d’urgence, tout en se disant prêt à y recourir « si c’est nécessaire ».

De nouvelles mobilisations sont annoncées : des gilets jaunes ont appelé à un « acte II » samedi, avant d’autres rendez-vous les 31 octobre et 5 novembre.​​​​​​​

#