- L’enquête de l’IGPN doit établir les faits et les responsabilités éventuelles
AA / Istanbul / Ayse Bashoruz
Une enquête pour « tentative de meurtre » a été ouverte après la plainte d’un lycéen de 17 ans qui affirme avoir eu la tête maintenue sous l’eau par un policier lors de son interpellation à Belfort, dans l’est de la France. Les investigations ont été confiées à l’Inspection générale de la police nationale (IGPN), mercredi selon les médias français, citant le parquet de Vesoul.
L’enquête a été annoncée mercredi 7 octobre par le parquet de Vesoul, après une plainte déposée dimanche par l’adolescent contre le policier et sa hiérarchie.
Le lycéen, âgé de 17 ans, affirme qu’un policier, identifié comme le chef du renseignement départemental, lui aurait « maintenu la tête sous l’eau » lors d’une tentative d’interpellation vendredi 2 octobre, aux abords du ruisseau de la Savoureuse à Belfort, selon les médias français.
Plusieurs vidéos de la scène ont été diffusées en ligne. Les images, prises à distance et partiellement masquées par la végétation, ne permettent toutefois pas d’établir si la tête du jeune homme était immergée.
Le parquet de Vesoul a confié les investigations à l’IGPN, chargée notamment d’enquêter sur les faits impliquant des policiers.
Selon le procureur de Vesoul, Arnaud Grécourt, la procédure a été « dépaysée » de Belfort à Vesoul « afin de garantir l’impartialité objective de l’enquête ».
Les investigations doivent désormais permettre d’établir les circonstances exactes de l’interpellation et de déterminer si les accusations formulées contre le policier sont étayées par les éléments recueillis.
À ce stade, aucune conclusion judiciaire n’a été rendue concernant les accusations visant le policier. L’enquête de l’IGPN doit établir les faits et les éventuelles responsabilités.
Cette affaire survient dans le cadre des mobilisations lycéennes à Belfort et fait suite à la diffusion d’une vidéo montrant l’interpellation d’un adolescent par un policier dans un cours d’eau.
Vie & Développement

