L’ancien président conteste les accusations et souhaite répondre à la douleur des familles des victimes de l’attentat du DC-10 d’UTA par la vérité.

Financement libyen : Nicolas Sarkozy affirme son innocence devant la cour d’appel

Mardi, Nicolas Sarkozy a entamé son audition devant la cour d’appel de Paris dans le cadre du procès en appel sur les supposés financements libyens de sa campagne présidentielle de 2007.

L’ancien président a souligné qu’il voulait « apporter la vérité » face à la souffrance des proches des victimes de l’attentat du DC-10 d’UTA de 1989, qui avait coûté la vie à 170 personnes, dont 54 Français. Plusieurs parties civiles avaient dénoncé ces dernières semaines « le déni » et « le mensonge » des prévenus.

Les proches des victimes ont exprimé leur frustration, estimant que leurs voix étaient éclipsées par celles des dirigeants politiques. Nicolas Sarkozy a reconnu leur douleur, affirmant qu’il aurait ressenti « la même colère et le même chagrin », mais a précisé qu’« en dire trop, ce serait de la comédie, en dire trop peu, ce serait être insensible ».

Condamné en première instance à cinq ans de prison pour association de malfaiteurs, il conteste les faits et a insisté : « on ne répond à une souffrance indicible que par la vérité », ajoutant : « je suis innocent ».

L’ancien président est accusé d’avoir permis à ses proches de négocier, fin 2005, un financement avec Abdallah Senoussi, ancien dignitaire libyen condamné à perpétuité pour son rôle dans l’attentat. Sarkozy a nié toute implication, affirmant qu’« aucun centime d’argent libyen n’a financé ma campagne » et qu’il n’a « jamais agi pour Senoussi ». Il a également rappelé sa participation à l’intervention internationale qui a conduit à la chute du régime de Kadhafi en 2011.

Neuf autres prévenus sont jugés aux côtés de l’ancien président dans ce dossier mêlant corruption, enjeux diplomatiques et mémoire des victimes. Le procès se poursuivra jusqu’au début du mois de juin.

 

Source: Newstimehub

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