-L’organisation juge urgentes de nouvelles économies et des réformes structurelles face à la hausse persistante de la dette et du déficit publics
BRUXELLES (AA)
L’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) a appelé mardi la Belgique à accélérer les réductions budgétaires et à engager des réformes structurelles pour maîtriser la hausse de sa dette publique, alors que les divisions sur la politique budgétaire s’accentuent au sein de la coalition gouvernementale.
Dans sa dernière étude économique consacrée à la Belgique, l’OCDE avertit que les finances publiques restent sous pression malgré les efforts d’assainissement en cours et préconise de nouvelles réductions des dépenses ainsi que des réformes pour garantir leur viabilité à long terme.
Le rapport intervient dans un contexte de tensions au sein de la coalition au pouvoir, le Premier ministre Bart De Wever ayant présenté lundi sa démission au roi Philippe en raison de désaccords sur les mesures budgétaires.
L’OCDE estime que l’économie belge est restée « résiliente » malgré plusieurs chocs économiques mondiaux défavorables au cours des cinq dernières années.
Toutefois, la persistance des tensions géopolitiques et la hausse des prix de l’énergie pèsent sur les perspectives de croissance et pourraient aggraver les difficultés structurelles existantes, notamment le niveau élevé de la dette publique et le vieillissement de la population.
La dette publique belge s’établissait à 108 % du produit intérieur brut (PIB) en 2025, tandis que le déficit budgétaire atteignait 5,2 %, selon le rapport.
L’organisation estime que la Belgique devrait réaliser des économies supplémentaires équivalant à 3,5 % du PIB d’ici à 2035, en plus des efforts déjà prévus à hauteur de 1,5 % du PIB d’ici à 2029, pour stabiliser la dette publique autour de 110 % du PIB.
Malgré les plans actuels d’assainissement budgétaire, la dette publique et le déficit devraient continuer d’augmenter, rendant urgentes de nouvelles mesures, souligne l’OCDE.
Compte tenu du niveau déjà élevé des prélèvements obligatoires en Belgique, l’organisation recommande de privilégier la réduction des dépenses publiques, accompagnée de réformes de la sécurité sociale, de la santé et de l’éducation.
*Traduit de l'anglais par Serap Dogansoy
Anadolu Ajansı / Melike Pala — Anadolu Ajansı
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