- Le ministre français du Travail, Jean-Pierre Farandou, a annoncé mardi poursuivre ses concertations avec les partenaires sociaux autour de trois axes visant à soutenir les salaires et le pouvoir d’achat
AA / Istanbul / Ayse Bashoruz
Le ministre français du Travail, Jean-Pierre Farandou, a annoncé mardi 3 novembre mener de nouvelles concertations avec les organisations syndicales et patronales afin d’apporter des réponses aux préoccupations des Français concernant leur pouvoir d’achat, dans un contexte de difficultés économiques et de tensions sur les prix.
Le ministre a identifié trois axes de travail, évoquant notamment la possibilité d’une augmentation du salaire minimum interprofessionnel de croissance (SMIC), dont il a affirmé que « l’augmentation […] n’est pas un tabou », dans une publication sur le réseau social américain X. Il a également appelé à mettre en conformité les minima conventionnels dans les meilleurs délais, précisant que 69 branches professionnelles continuaient d’afficher des minima inférieurs au SMIC.
Le troisième axe concerne la relance des négociations annuelles obligatoires (NAO) dans les entreprises, qui relèvent de la responsabilité des employeurs et des représentants des salariés.
S’exprimant également devant l’Assemblée nationale, le ministre a indiqué avoir engagé un deuxième cycle de discussions avec l’ensemble des organisations syndicales et patronales, après un premier tour de concertations entamé environ une semaine auparavant. Il a précisé que ces échanges visaient à définir les bases d’une nouvelle dynamique salariale.
Jean-Pierre Farandou a notamment mentionné les conséquences des conflits au Moyen-Orient sur le pouvoir d’achat, en particulier à travers les prix des carburants. Il a toutefois fait état d’une baisse récente des prix du gazole à la pompe, qu’il a attribuée à l’action diplomatique du président de la République.
Il a également rappelé les dispositifs d'aide aux grands rouleurs et la prime carburant, indiquant que cette dernière permettait, dans les conditions prévues, de verser jusqu’à 1 000 euros aux salariés sans retenue sur ce montant.
Le ministre a par ailleurs souligné la nécessité de préserver un équilibre entre une éventuelle augmentation du SMIC et ses conséquences sur l’emploi. Il a distingué les responsabilités des différents acteurs : l’État pour le salaire minimum, les branches professionnelles pour les grilles salariales et les minima conventionnels, et les entreprises pour les négociations annuelles obligatoires.
Anadolu Ajansı / Ayşe Başhoruz — Anadolu Ajansı
Économie & Commerce

