Le projet du Gazoduc transsaharien est jugé plus viable face au gazoduc atlantique marocain, selon plusieurs experts.
La compétition énergétique entre l’Algérie et le Maroc se ravive à travers deux projets majeurs de transport de gaz à l’échelle africaine.
D’un côté, le projet du Gazoduc transsaharien, porté par l’Algérie en coopération avec le Nigeria et le Niger, est présenté comme une option plus réaliste. Il s’appuie sur des infrastructures existantes et un tracé terrestre jugé plus court et moins coûteux.
De l’autre, le projet marocain de gazoduc atlantique, qui prévoit un passage sur une longue distance offshore, est considéré comme plus complexe sur le plan technique et financier, ce qui alimente des interrogations sur sa faisabilité.
Selon plusieurs analystes du secteur énergétique, dont Jeff Porter de North Africa Risk Consulting, l’option algérienne bénéficierait d’un avantage structurel, notamment grâce à son intégration avec le réseau gazier déjà en place.
Le projet du Gazoduc transsaharien est également perçu comme plus cohérent sur le plan géopolitique, reposant sur des partenariats régionaux déjà établis et une logique de co-développement.
Au-delà de la concurrence entre les deux pays, ces infrastructures illustrent deux stratégies différentes de développement énergétique en Afrique, avec des ambitions de connexion entre l’Afrique subsaharienne et les marchés européens.
Dans un contexte mondial marqué par des tensions sur l’approvisionnement énergétique, ces projets pourraient jouer un rôle déterminant dans les équilibres futurs du continent et de l’Europe.
Source: Newstimehub