- « Je suis ici. Avec vous », a déclaré Machado, tandis que son équipe a remercié Trump et Rubio
ISTANBUL (AA)
La cheffe de l’opposition vénézuélienne, Maria Corina Machado, est rentrée dimanche au Venezuela après plusieurs mois d’exil au Panama.
« Je suis ici. Avec vous », a écrit Machado sur le réseau social américain X, confirmant son retour après au moins sept tentatives de retour dans le pays qui auraient été empêchées.
Autre figure de l’opposition, Edmundo Gonzalez a salué son retour, écrivant sur X qu’« avec elle, notre voix souveraine revient pour conduire et guider ce processus ». Il s’est engagé à la rejoindre prochainement sur le sol vénézuélien pour œuvrer à une transition politique.
David Smolansky, conseiller de premier plan de Machado, a estimé que ce retour constituait « une étape majeure vers une transition démocratique et des élections présidentielles libres, équitables et vérifiables dans un avenir proche ».
« Nous remercions le président Donald Trump, le secrétaire d’État Marco Rubio, le gouvernement américain, le Congrès et les gouvernements alliés pour leur leadership et leur soutien constants », a-t-il déclaré dans un communiqué.
Interrogé par des journalistes sur le retour de Machado, Trump a affirmé ne pas en avoir été informé, avant d’ajouter : « J’espère qu’elle est en sécurité. »
Rubio a déclaré que les conditions ayant permis le retour de Machado en toute sécurité étaient le « résultat direct des pourparlers de réconciliation soutenus par les États-Unis ». Ces discussions auraient, selon lui, conduit à la libération de « centaines de prisonniers politiques » et permis le retour de personnalités exilées.
Soulignant que Washington attendait que les libertés de toutes les composantes politiques « continuent d’être respectées », Rubio a exhorté toutes les parties du pays à soutenir le dialogue, qualifiant ces négociations de « meilleure chance que le Venezuela ait eue depuis trente ans ».
Machado, qui dirige le mouvement Vente Venezuela et a reçu le prix Nobel de la paix 2025, séjournait au Panama depuis la fin mai, avec le soutien du président José Raúl Mulino.
Son rival de longue date, l’ancien président vénézuélien Nicolas Maduro, a été capturé par les forces américaines lors d’une opération en janvier. Depuis, les États-Unis travaillent avec le gouvernement vénézuélien par intérim pour orienter le pays vers une réconciliation politique.
*Traduit de l'anglais par Ben Amed Azize Zougmore
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