Caracas participe aux audiences tout en contestant l’autorité de la Cour
Le conflit territorial de longue date entre Venezuela et Guyana franchit une étape décisive avec l’ouverture, le 4 mai, des audiences devant la Cour internationale de justice (CIJ). Cette procédure, engagée en 2018 par le Guyana, vise à trancher définitivement le litige autour de la région riche en ressources de l’Essequibo.
Georgetown s’appuie sur une sentence arbitrale de 1899, qu’il considère comme juridiquement contraignante pour établir la frontière. À l’inverse, Caracas rejette cette décision et défend une résolution négociée fondée sur l’accord de Genève de 1966.
La CIJ a déjà statué qu’elle était compétente pour examiner l’affaire, ouvrant la voie aux audiences sur le fond, durant lesquelles les deux pays présenteront leurs arguments complets.
Position particulière de Caracas : le Venezuela participe au processus, mais affirme que cette présence ne vaut pas reconnaissance de la juridiction de la Cour. Cette posture illustre la sensibilité politique du dossier, dans un contexte de tensions accrues, notamment depuis la découverte de ressources pétrolières dans la zone disputée.
Une décision finale de la CIJ, attendue à l’issue de la procédure, sera juridiquement contraignante et pourrait mettre fin à l’un des plus anciens différends territoriaux d’Amérique du Sud.
Source: Newstimehub