Paris veut coordonner une réponse internationale après les dommages causés à la structure de confinement du site nucléaire ukrainien.
La France a annoncé dimanche son intention de solliciter ses partenaires du G7, dont elle assurera la présidence en 2026, afin de soutenir un effort financier pour la réparation de l’arche de confinement de Tchernobyl.
Dans une déclaration publiée à l’occasion du 40ᵉ anniversaire de la catastrophe nucléaire, le ministère des Affaires étrangères a rappelé la solidarité française envers les victimes et rendu hommage aux équipes mobilisées lors de la sécurisation du site après l’accident.
Le communiqué souligne que les tensions militaires en Ukraine peuvent avoir des impacts indirects sur la sécurité nucléaire régionale. Paris évoque notamment l’endommagement de l’arche en février 2025, qu’elle inscrit dans un contexte plus large de dégradation sécuritaire. La Russie conteste toute responsabilité dans cet incident.
La France rappelle également sa participation historique, avec ses partenaires européens et du G7, à la construction de la structure de confinement moderne achevée en 2016 et transférée aux autorités ukrainiennes en 2019. Ce dispositif avait été conçu pour recouvrir le réacteur détruit lors de l’explosion de 1986.
L’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) a confirmé que les dommages subis ont affecté certaines fonctions de sûreté de l’installation, notamment son rôle de confinement. Les estimations financières pour sa remise en état se chiffrent à plusieurs centaines de millions d’euros selon la Banque européenne pour la reconstruction et le développement.
Source: Newstimehub