Le gouvernement évoque plusieurs centaines de morts, tandis que l’opposition et des enquêtes indépendantes dénoncent une répression d’ampleur supérieure.

Tanzanie : un bilan officiel contesté après les violences électorales

Une commission mise en place par les autorités tanzaniennes a estimé à au moins 518 le nombre de personnes tuées lors des troubles ayant suivi l’élection présidentielle d’octobre. Ce chiffre, présenté comme non définitif, est vivement remis en cause par l’opposition ainsi que par plusieurs observateurs internationaux.

Le scrutin, remporté par la présidente Samia Suluhu Hassan avec un score très élevé, s’est déroulé dans un contexte tendu marqué par l’absence de figures majeures de l’opposition. Les manifestations qui ont suivi ont été réprimées par les forces de sécurité, selon de nombreuses sources.

Les autorités soutiennent que ces violences auraient été orchestrées et soutenues par des acteurs extérieurs. Une version rejetée par les opposants, qui accusent le pouvoir de chercher à minimiser sa responsabilité dans les événements.

Le rapport officiel fait également état de milliers de blessés, sans établir clairement les responsabilités. Il remet en question certaines preuves circulant en ligne, évoquant des contenus manipulés ou difficilement vérifiables.

La couverture médiatique de la crise a été fortement limitée, en raison notamment de restrictions imposées aux journalistes étrangers et de perturbations des communications numériques durant la période électorale.

Des organisations indépendantes et des observateurs internationaux pointent de possibles violations graves des droits humains, évoquant notamment l’usage de balles réelles contre des manifestants et des indices de fosses communes.

 

Source: Newstimehub

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