Au milieu des destructions, les fidèles perpétuent le zikr, transformant un lieu endommagé en symbole de solidarité et d’espoir.
À Omdurman, dans l’agglomération de Khartoum, des pratiquants soufis ont repris leurs rassemblements au sein de la mosquée Sheikh GaribAllah, malgré les séquelles visibles des combats. Marquée par des impacts de balles et des dégâts structurels, cette mosquée centenaire reste un espace vivant où le zikr rituel de prières rythmées et de récitations continue d’être pratiqué comme un acte de foi et de résistance.
Durant les périodes les plus intenses du conflit, l’édifice avait été contraint de fermer temporairement pour des raisons sécuritaires. Il avait toutefois servi de refuge pour les habitants, offrant un abri et un point de rassemblement dans un environnement marqué par l’insécurité.
Depuis avril 2023, le Soudan est le théâtre d’un conflit opposant les forces armées régulières aux Forces de soutien rapide (RSF), entraînant une fragmentation du territoire et une crise humanitaire majeure. Les affrontements ont causé des dizaines de milliers de morts, avec des bilans difficiles à établir avec précision.
Dans ce contexte, la mosquée Sheikh GaribAllah conserve un rôle essentiel. Elle ne se limite plus à sa fonction religieuse, mais devient un espace de cohésion sociale, où la communauté trouve un soutien moral face aux épreuves quotidiennes.
Malgré les dégâts matériels, le lieu demeure debout, rappelant que, même en temps de guerre, certains repères continuent d’unir et de soutenir les populations.
Source: Newstimehub