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Le Parlement adopte un texte prévoyant jusqu’à 10 ans de prison et des sanctions contre la promotion des relations homosexuelles
Le Parlement du Sénégal a adopté mercredi une nouvelle loi qui renforce les sanctions contre les relations homosexuelles. Le texte a été approuvé par une large majorité à l’Assemblée nationale avec 135 voix pour, aucune contre et trois abstentions. Il doit maintenant être promulgué par le président Bassirou Diomaye Faye pour entrer en vigueur.
Selon cette loi, les relations homosexuelles, appelées dans le texte « actes contre nature », pourront désormais être punies de 5 à 10 ans de prison, alors qu’auparavant la peine allait de 1 à 5 ans. Le texte prévoit aussi des amendes plus élevées, pouvant atteindre 10 millions de francs CFA. Les peines seront encore plus lourdes si l’acte concerne un mineur.
La loi introduit également de nouvelles sanctions contre les personnes qui défendent, financent ou encouragent les relations homosexuelles, avec des peines de 3 à 7 ans de prison. Pendant les débats au Parlement, certains députés ont soutenu fermement le projet. La députée Diaraye Ba a même déclaré que les homosexuels n’auraient plus de liberté d’expression dans le pays, une phrase qui a été applaudie par certains parlementaires.
Depuis plusieurs mois, plusieurs arrestations ont déjà été signalées au Sénégal en lien avec les lois anti-LGBTQ. Les médias parlent de dizaines d’hommes arrêtés, parfois après des dénonciations ou des vérifications de téléphones. Certaines affaires ont aussi été liées à des accusations de transmission volontaire du VIH, ce qui a alimenté le débat dans le pays.
La question de l’homosexualité reste très controversée au Sénégal, où de nombreuses organisations religieuses demandent des lois plus sévères. Sur les réseaux sociaux, les discussions sont devenues très tendues, avec des appels à dénoncer les personnes soupçonnées d’être homosexuelles.
Dans l’ensemble de l’Afrique, plus de la moitié des pays interdisent encore les relations homosexuelles. Dans certains États comme l’Ouganda, la Mauritanie ou la Somalie, la loi peut même prévoir la peine de mort, tandis que d’autres pays imposent de longues peines de prison.
Source: Newstimehub
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