- Le cortège parisien a également rassemblé enseignants, syndicalistes et parents d’élèves venus accompagner les jeunes mobilisés.

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Paris : des dizaines de milliers de lycéens et étudiants manifestent pour davantage de moyens dans l’Éducation

AA / Paris / Ümit Dönmez

Des dizaines de milliers de lycéens, d’étudiants et de soutiens ont manifesté, mardi à Paris, entre la place de la République et la place de la Nation, dans le cadre d’une nouvelle journée de mobilisation consacrée aux conditions d’enseignement et au manque de moyens dans l’Éducation nationale.

Le cortège a réuni de nombreux jeunes, mais aussi des enseignants, des syndicalistes et des parents d’élèves, certains étant venus accompagner leurs enfants dans un contexte marqué par des tensions et des incidents lors de précédentes mobilisations.

Les manifestants dénoncent notamment le manque d’enseignants et de personnels médico-sociaux, les remplacements non assurés, les classes surchargées, la dégradation de certains établissements ainsi que les difficultés liées à l’accès à l’enseignement supérieur.

La mobilisation parisienne s’inscrit dans un mouvement plus large qui touche de nombreux établissements à travers la France. Le ministère de l’Intérieur faisait état de 891 lycées perturbés mardi, tandis que plusieurs cortèges et rassemblements étaient organisés dans différentes villes du pays.

Le mouvement, lancé à la mi-septembre, s’est progressivement étendu et structuré autour de revendications portant sur les moyens alloués à l’Éducation nationale et les conditions d’étude des lycéens et étudiants.

La présence de parents d’élèves dans le cortège parisien illustre également l’élargissement de la mobilisation au-delà des seuls jeunes.

La contestation avait débuté dans la seconde moitié du mois de septembre, notamment autour de blocages de lycées en région parisienne, avant de s’étendre à de nombreuses villes françaises. Plusieurs centaines d’établissements avaient été touchés lors des journées de mobilisation des 28, 29 et 30 septembre, tandis que le mouvement gagnait progressivement certains campus universitaires.

Les blocages ont donné lieu à des interventions des forces de l’ordre, à de nombreuses interpellations et, dans plusieurs cas, à des blessés parmi les jeunes mobilisés. Une enquête de l’IGPN avait notamment été ouverte après qu’un lycéen a été blessé au visage lors d’un blocus.

Les organisations lycéennes avaient alors appelé à poursuivre et amplifier le mouvement, en maintenant les blocages et en préparant une mobilisation nationale.

Le mouvement s’est depuis installé dans la durée, avec des établissements encore perturbés ou bloqués dans plusieurs villes à la veille de la manifestation parisienne du 6 octobre.

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