- « Pour le moment, nous n’avons pas un accord global sur un cortège, un itinéraire. Nous y travaillons », a déclaré Faure

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Paris/17 octobre : le préfet de police annonce qu’aucun accord n’a encore été trouvé sur le parcours de la manifestation

AA / Istanbul / Mariem Njeh

Aucun accord global n’a encore été trouvé sur le cortège et l’itinéraire de la manifestation parisienne prévue samedi 17 octobre contre la hausse du coût de la vie, a indiqué vendredi le préfet de police de Paris, Patrice Faure.

« Pour le moment, nous n’avons pas un accord global sur un cortège, un itinéraire. Nous y travaillons », a-t-il déclaré.

Le préfet a assuré que la préfecture se montrait « extrêmement ouverte » dans les discussions engagées depuis plusieurs jours avec l’ensemble des déclarants pour trouver « un bon équilibre ». Saluant les efforts consentis « de part et d’autre », au moins par une partie des organisateurs, il a dit espérer parvenir à un itinéraire conciliant le droit constitutionnel de manifester et la sécurité de tous.

Patrice Faure a rappelé que les violences de mardi avaient fait de nombreux blessés, dont certains graves, parmi les manifestants et les policiers. Il a également souligné sa responsabilité de permettre aux Parisiens et aux touristes de vaquer normalement à leurs occupations.

À Paris, les autorités ont proposé des itinéraires alternatifs pour deux manifestations prévues samedi, invoquant des risques de violences et de troubles à l’ordre public. Le ministère de l’Intérieur a, de son côté, mis en garde contre un risque d’affrontements impliquant des groupes de manifestants violents.

Selon la presse locale, le Premier ministre convoquera samedi une cellule de crise à Matignon, qui se réunira au niveau des directeurs de cabinet.

La mobilisation nationale pourrait rassembler jusqu’à 100 000 personnes hors de la région parisienne. Lille, Marseille et Nantes figurent parmi les villes où les rassemblements les plus importants sont attendus.

Des figures du mouvement des Gilets jaunes, né en 2018, ont appelé à rejoindre cette journée de contestation, à laquelle pourraient également participer des organisations syndicales et des lycéens.

Les revendications portent notamment sur la baisse du prix des carburants et le rejet du gel des prestations sociales et des salaires du secteur public prévu dans le projet de budget, sur fond de hausse générale du coût de la vie.

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