L’Afrique subsaharienne reste la région la plus touchée par le paludisme, alors que les efforts internationaux peinent à atteindre l’objectif d’éradication.
À l’occasion de la Journée mondiale de lutte contre le paludisme, le 25 avril, l’Organisation mondiale de la santé a renouvelé son appel à une mobilisation renforcée contre cette maladie, tandis que la CEDEAO a plaidé pour une intensification de la coopération entre États.
Les données les plus récentes montrent que l’Afrique subsaharienne concentre toujours la quasi-totalité des cas et des décès liés au paludisme. En 2024, la région a enregistré environ 95 % des infections mondiales et un nombre comparable de décès, touchant particulièrement les jeunes enfants.
Depuis les années 2000, des avancées significatives ont été obtenues grâce à des programmes internationaux tels que Roll Back Malaria, notamment par la diffusion de moustiquaires imprégnées, l’amélioration de l’accès aux traitements et les campagnes de sensibilisation.
Malgré ces progrès, l’objectif d’élimination totale reste difficile à atteindre. Les limites des systèmes de santé, le manque de ressources financières et les inégalités d’accès aux soins continuent de freiner les résultats.
Par ailleurs, des facteurs environnementaux et biologiques aggravent la situation. Le moustique Anopheles prolifère dans des conditions climatiques favorables, tandis que l’apparition de résistances aux insecticides et aux médicaments complique la gestion de la maladie.
Face à ces défis, de nouvelles approches sont mises en place. L’Union africaine, en partenariat avec l’OMS, encourage des stratégies reposant sur l’innovation, la mobilisation de ressources locales et une meilleure coordination régionale.
L’introduction progressive de vaccins comme RTS,S et R21 constitue une avancée notable, même si leur impact dépendra de leur déploiement à grande échelle.
Dans plusieurs pays africains, des initiatives nationales se développent pour renforcer la lutte, notamment à travers la gratuité des soins ou des campagnes ciblées.
À l’échelle mondiale, le paludisme demeure une menace majeure, avec des centaines de millions de cas recensés chaque année, illustrant la difficulté à éradiquer cette maladie malgré les efforts engagés.
Source: Newstimehub