- L’armée affirme qu’elle poursuivra ses opérations contre les groupes menaçant la sécurité publique, dans le respect de la loi, et traduira les criminels en justice
LAGOS (AA)
L’armée nigériane a démenti, jeudi, avoir conclu un accord de cessez-le-feu avec Boko Haram, la Province d’Afrique de l’Ouest de Daech (ISWAP) ou d’autres groupes armés, assurant que les opérations antiterroristes se poursuivraient, sur fond d’allégations faisant état de négociations secrètes avec les insurgés.
Le quartier général de la Défense a indiqué que les forces nigérianes maintenaient la pression sur les groupes armés à travers des opérations menées dans l’ensemble du pays, notamment contre les ravisseurs et d’autres réseaux criminels.
« Il n’existe aucun cessez-le-feu », a déclaré le porte-parole de l’armée, le général de division Samaila Uba, lors d’un point de presse tenu dans la capitale, Abuja.
Selon un communiqué transmis à Anadolu, l’armée a affirmé qu’elle poursuivrait ses opérations contre les groupes menaçant la sécurité publique, précisant que les criminels seraient combattus dans le cadre d’opérations militaires conformes à la loi ou traduits en justice.
Cette déclaration intervient après la publication, en septembre, d’un article du média The New Humanitarian, selon lequel le gouvernement aurait conclu un cessez-le-feu temporaire avec une faction de Boko Haram dirigée par Ibrahim Bakura Doro.
Citant trois sources entretenant des contacts avec de hauts responsables insurgés, le média affirmait que cette trêve présumée était en vigueur depuis juin, à la suite de négociations ayant permis la libération de 360 civils enlevés dans la localité de Ngoshe, dans l’État de Borno, dans le nord-est du pays.
L’article avançait également que cet accord aurait impliqué le versement de 5 milliards de nairas (environ 3,7 millions de dollars) aux insurgés, une information démentie par le gouvernement nigérian.
Samaila Uba a toutefois indiqué que les forces armées avaient mené 588 opérations de sécurité en septembre et octobre, neutralisant 435 terroristes et bandits, arrêtant 809 suspects et obtenant la reddition de 198 insurgés.
Au cours de cette période, les militaires ont également secouru 717 personnes enlevées et récupéré 5 666 éléments comprenant des armes, des munitions, des explosifs et des engins explosifs improvisés, a-t-il précisé.
Le porte-parole a ajouté que les forces armées surveillaient les déplacements des insurgés quittant leurs bastions traditionnels afin de les empêcher d’établir de nouvelles bases dans d’autres régions du pays.
Le Nigeria est confronté depuis 2009 à l’insurrection de Boko Haram, un conflit qui a fait des milliers de morts, provoqué le déplacement de millions de personnes et contribué à la propagation de l’insécurité dans l’ensemble du bassin du lac Tchad, notamment au Cameroun, au Tchad et au Niger.
*Traduit de l'anglais par Wafae El Baghouani
Anadolu Ajansı / Kabir Adeniyi — Anadolu Ajansı
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