Le ralentissement des progrès inquiète les organisations internationales
Environ 4,9 millions d’enfants de moins de cinq ans sont morts en 2024, selon un rapport publié par UNICEF, Organisation mondiale de la santé et la Banque mondiale. Bien que la mortalité infantile ait été réduite de plus de moitié depuis 2000, les progrès ont fortement ralenti depuis 2015, avec une baisse du rythme estimée à plus de 60 %, ce qui suscite de vives inquiétudes quant à la poursuite des avancées mondiales.
Le rapport souligne que la majorité de ces décès aurait pu être évitée grâce à des interventions simples, peu coûteuses et un meilleur accès aux soins de santé. Les nouveau-nés restent les plus vulnérables, représentant près de la moitié des décès. Les principales causes sont les complications liées à la prématurité (36 %) et celles survenant lors de l’accouchement (21 %).
Au-delà du premier mois de vie, les maladies infectieuses continuent de peser lourdement. Le paludisme, la pneumonie et la diarrhée figurent parmi les principales causes de mortalité, le paludisme étant responsable à lui seul de 17 % des décès chez les enfants plus âgés.
Les disparités régionales restent très marquées : l’Afrique subsaharienne concentre 58 % des décès, suivie de l’Asie du Sud avec 25 %. Les enfants vivant dans des zones de conflit ou de crise ont près de trois fois plus de risques de mourir avant l’âge de cinq ans.
Source: Newstimehub