Ces libérations marquent une ouverture limitée tout en soulignant le contrôle persistant du gouvernement sur l’opposition.
Lundi, les autorités égyptiennes ont annoncé la libération de Sherif al-Rouby, figure du mouvement « 6 avril », ainsi que d’El-Sayed Moshagheb et de Nermin Hussein. Cette décision a été communiquée par un représentant de la commission présidentielle chargée des grâces et suscite des réactions contrastées sur le respect des droits civiques dans le pays.
Sherif al-Rouby, arrêté en 2016 pour diffusion d’informations jugées fausses et accusations liées au terrorisme, a passé la majeure partie de la dernière décennie en prison. Il avait été brièvement libéré en 2022 avant d’être de nouveau incarcéré. Des ONG ont signalé qu’il avait souffert de négligence médicale durant sa détention.
El-Sayed Moshagheb, ancien leader des Ultras White Knights du club de football Zamalek, et Nermin Hussein, militante arrêtée en 2020 pour des critiques sur la gestion de la pandémie, ont également été relâchés.
Fondé en 2008, le mouvement « 6 avril » a joué un rôle majeur dans les manifestations ayant conduit à la chute du président Hosni Moubarak en 2011. Depuis l’arrivée au pouvoir d’Abdel Fattah al-Sissi, plusieurs membres ont été arrêtés dans le cadre d’une répression systématique.
Ces libérations interviennent sous pression internationale sur les droits humains et le traitement des prisonniers politiques. Bien que ce geste soit positif, il montre que le gouvernement conserve un contrôle strict sur la vie politique.
Source: Newstiemhub