- Cette incertitude intervient alors que le gouvernement a annoncé lundi plusieurs mesures destinées à répondre aux revendications des jeunes et à apaiser la mobilisation

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Le président de France Universités doute de la présence des étudiants en cours lundi

AA/Istanbul/ Sanaa Amir

Le président de France Universités, Lamri Adoui, s’est dit vendredi 30 octobre « pas certain » que les étudiants retrouvent leurs salles de cours lundi, malgré l’appel d’Emmanuel Macron à la reprise des enseignements après les vacances de la Toussaint, selon Franceinfo.

Intervenant sur France Inter, Lamri Adoui, également président de l’Université de Caen, a exprimé ses réserves quant à une reprise effective des cours, dans un contexte marqué par la multiplication des blocages d’établissements et des manifestations depuis la mi-septembre dans le cadre du mouvement de contestation des lycéens et des étudiants.

Cette incertitude intervient alors que le gouvernement a annoncé lundi plusieurs mesures destinées à répondre aux revendications des jeunes et à apaiser la mobilisation. Parmi celles-ci figure notamment le remplacement de la plateforme d’orientation post-bac Parcoursup à l’horizon 2028, ainsi que la création de 15 000 places supplémentaires dans l’enseignement supérieur.

Toutefois, ces annonces ne semblent pas répondre à l’ensemble des préoccupations du secteur universitaire. « Je pense que pour un certain nombre de personnes le compte n’y est pas tout à fait, qu’il s’agisse d’ailleurs de l’amont ou de l’aval de Parcoursup, c’est-à-dire de l’enseignement scolaire ou du supérieur », a estimé Lamri Adoui, cité par Franceinfo.

Il a également salué la promesse gouvernementale de créer 15 000 places supplémentaires dans l’enseignement supérieur, tout en estimant que cet effort ne répondait pas à l’ampleur des besoins. « Ce dont on a besoin, c'est de moyens suffisants pour accueillir tous les étudiants et pas seulement les 15 000 places qu'on va obtenir en supplément », a-t-il souligné.

Le président de France Universités a par ailleurs appelé à renforcer les dispositifs d’accompagnement de la santé mentale des jeunes. Il a notamment évoqué la situation de l’Université de Caen, qui accueille 35 000 étudiants et a enregistré plus de 20 000 consultations dans son service de santé étudiante l’année dernière. Selon lui, 65 % de ces consultations étaient liées à la santé mentale.

S’il reconnaît que l’établissement a renforcé ses équipes, notamment par le recrutement de psychologues, de psychiatres et d’autres professionnels de santé, Lamri Adoui estime que les efforts doivent se poursuivre. Il a également salué le dispositif « Mon soutien psy », tout en appelant à « aller plus loin » dans la prise en charge de la santé mentale des jeunes.

Anadolu Ajansı / Sanaa Ou Amir Ahamada — Anadolu Ajansı

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