- Cette décision intervient après l’adoption, en juin dernier, de mesures similaires visant trois pays africains, à savoir la République démocratique du Congo, l’Ouganda et le Soudan du Sud
ISTANBUL (AA)
L’Arabie saoudite a annoncé, vendredi, la suspension des voyages de ses ressortissants vers le Kenya ainsi que l’interdiction d’entrée sur son territoire des voyageurs en provenance de ce pays, dans le cadre de mesures préventives destinées à limiter les risques liés à la propagation du virus Ebola.
Cette décision intervient après l’adoption, en juin dernier, de mesures similaires visant trois pays africains, à savoir la République démocratique du Congo, l’Ouganda et le Soudan du Sud.
Selon l’Agence de presse saoudienne (SPA), le Royaume a décidé de renforcer ses mesures de précaution face aux risques liés à la propagation du virus Ebola, sur la base d’une évaluation de la situation épidémiologique réalisée par les autorités sanitaires compétentes.
Ces nouvelles dispositions comprennent la suspension des déplacements des citoyens saoudiens vers la République du Kenya, l’interruption de la délivrance de visas de toutes catégories aux voyageurs en provenance de ce pays, ainsi que l’interdiction de leur entrée sur le territoire saoudien.
L’agence a précisé que ces décisions s’inscrivent dans le prolongement des mesures préventives mises en œuvre par le Royaume depuis juillet 2019, puis renforcées en mai 2026 à l’égard des voyageurs arrivant de pays présentant des risques de propagation du virus Ebola.
Ces dispositions relèvent d’une approche anticipative visant à renforcer la surveillance épidémiologique et à contribuer à la sécurité sanitaire mondiale.
Cette décision intervient alors que l’épidémie d’Ebola poursuit sa propagation dans plusieurs pays africains, notamment en République démocratique du Congo (RDC), au Kenya et au Nigeria.
Selon les données communiquées jeudi par les Centres africains de contrôle et de prévention des maladies (Africa CDC), le nombre de cas confirmés a dépassé 10 170, avec près de 5 000 décès enregistrés depuis mai, principalement en RDC. Le taux de létalité s’établit à 48,5 %.
La flambée épidémique actuelle, provoquée par la souche Bundibugyo du virus Ebola, a touché quatre pays africains, à savoir la RDC, l’Ouganda, le Kenya et le Nigeria. L’Ouganda avait toutefois été déclaré exempt d’Ebola en août par l’Organisation mondiale de la santé (OMS), après avoir enregistré 20 cas confirmés.
Jeudi, plus de 40 ministres africains de la Santé, réunis en ligne à l’initiative d’Africa CDC, sont convenus de maintenir les frontières ouvertes tout en renforçant la surveillance épidémiologique et la coordination transfrontalière afin de freiner la propagation du virus.
Le directeur général d’Africa CDC, Jean Kaseya, a averti que l’épidémie était devenue, en cinq mois, une menace majeure pour la sécurité sanitaire du continent, soulignant les difficultés liées à l’insécurité, aux crises humanitaires et au manque de financements.
Le 17 mai dernier, l’OMS avait qualifié la flambée d’Ebola d’« urgence de santé publique de portée internationale ».
Le virus Ebola, identifié pour la première fois en 1976, se transmet principalement par contact direct avec les liquides biologiques d’une personne infectée. Il peut provoquer une fièvre hémorragique grave et entraîner la mort.
*Traduit de l'arabe par Wafae El Baghouani
Anadolu Ajansı / ABDULSALAM FAYEZ — Anadolu Ajansı
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