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3.76 %Cela reflète le mouvement de la Chine loin des grands projets d'infrastructure tels que les chemins de fer et les routes, et vers des projets plus petits et commercialement viables, selon un nouveau rapport.
Les prêts de la Chine à l’Afrique ont presque été divisés par deux en 2024, atteignant 2,1 milliards de dollars, selon des données publiées mercredi par l’Université de Boston. Il s’agit de la première baisse annuelle enregistrée depuis la pandémie de COVID-19, confirmant un changement stratégique majeur par rapport au pic de 28,8 milliards de dollars observé en 2016.
D’après le Global Development Policy Center, la Chine se détourne des mégaprojets d’infrastructures — tels que les chemins de fer et les grandes routes — pour se concentrer sur des projets plus modestes et jugés commercialement viables. Entre 2012 et 2018, les prêts chinois dépassaient régulièrement 10 milliards de dollars par an, une dynamique aujourd’hui révolue.
Ce recentrage intervient après les pertes subies par Pékin à la suite de défauts de paiement en Zambie, au Ghana et en Éthiopie, dans un contexte de fragilisation économique post-pandémie.
Autre évolution marquante : le recours croissant aux financements libellés en yuans. La base de données Chinese Loans to Africa montre que la Chine privilégie désormais les prêts en monnaie chinoise, le refinancement des PME via les banques locales africaines et l’investissement direct étranger. En 2024, tous les prêts d’infrastructures chinois au Kenya étaient ainsi libellés en yuans, Nairobi ayant également converti 3,5 milliards de dollars de dettes chinoises dans cette devise.
Sur l’ensemble du continent, seuls six projets ont été financés par la Chine en 2024. L’Angola s’est imposé comme le principal bénéficiaire, avec 1,45 milliard de dollars alloués à la modernisation des réseaux électriques et routiers, illustrant la priorité accordée par Pékin à des partenariats anciens et stratégiques.
Selon les auteurs du rapport, cette nouvelle approche combine prudence financière, outils de marché et réduction des risques d’endettement, ouvrant la voie à une phase d’engagement chinois plus sélective et orientée vers une croissance durable.
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