Pretoria rejette les exigences de Washington dans un contexte de tensions diplomatiques accrues

L’Afrique du Sud refuse de rompre ses relations avec l’Iran malgré la pression américaine

L’Afrique du Sud a affirmé ne voir aucune raison de rompre ses relations avec l’Iran, malgré les critiques des États-Unis. Cette position a été exprimée par Zane Dangor, directeur général du département des relations internationales, après que le nouvel ambassadeur américain Leo Bozell a estimé que les liens entre Pretoria et Téhéran constituaient un obstacle à de bonnes relations avec Washington.

Dans une interview accordée à Reuters, Dangor a également rejeté plusieurs demandes de l’administration de Donald Trump, notamment l’abandon de la plainte pour génocide déposée contre Israël devant la Cour internationale de justice, la modification des lois visant à corriger les inégalités héritées de l’apartheid, ainsi que l’acceptation d’un programme d’accueil de réfugiés pour les Sud-Africains blancs.

Le responsable sud-africain a insisté sur l’indépendance de la politique étrangère de son pays, refusant de s’inscrire dans une logique de « sphères d’influence » imposée par les grandes puissances. Il a toutefois reconnu que Pretoria n’était pas dépourvue d’esprit critique envers l’Iran, rappelant les critiques formulées contre sa répression interne et ses actions militaires régionales.

Les relations entre l’Afrique du Sud et les États-Unis se sont fortement dégradées, notamment depuis l’imposition de droits de douane de 30 % par Washington et les accusations de Trump concernant de supposées persécutions de la minorité blanche. Pretoria affirme vouloir améliorer les relations, tout en maintenant sa plainte contre Israël et en refusant toute ingérence dans ses affaires intérieures.

 

Source: Newstimehub

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