- Le chef de la diplomatie française réclame des sanctions européennes contre les responsables présumés de ces ingérences, à la veille du troisième sommet Russie-Afrique, prévu les 28 et 29 octobre à Moscou

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Jean-Noël Barrot accuse la Russie d’ingérence informationnelle au Cameroun et au Congo

AA / Istanbul / Ben Amed Azize Zougmore

Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a accusé mardi la Russie de mener des opérations d’ingérence informationnelle visant à manipuler les opinions publiques de plusieurs pays africains, notamment au Cameroun et en République du Congo.

Dans un message publié sur la plateforme sociale américaine X, le chef de la diplomatie française a dénoncé les tentatives présumées de Moscou visant à affaiblir l’influence de Paris sur le continent africain.

« En Afrique comme ailleurs, la Russie de Vladimir Poutine tente de manipuler les opinions publiques d’États souverains pour nuire aux intérêts de la France », a-t-il déclaré.

Ces accusations interviennent après la publication, mardi, d’un rapport de Viginum, le service français chargé de détecter les ingérences numériques étrangères, créé en 2021.

Selon Jean-Noël Barrot, ce rapport apporte la démonstration des opérations d’influence attribuées à Moscou.

Le ministre a annoncé son intention de demander des mesures restrictives au niveau européen contre les personnes impliquées.

« Je demanderai que des sanctions européennes soient prises à l’encontre des responsables de cette opération d’ingérence qui vise notamment le Cameroun et la République du Congo », a-t-il affirmé.

« La Russie cherche désespérément à coloniser les esprits, mais elle échouera car nous ne sommes pas dupes », a conclu le chef de la diplomatie française.

Ces déclarations interviennent dans un contexte de rivalités d’influence entre Paris et Moscou en Afrique, où la Russie a renforcé sa présence diplomatique, sécuritaire et économique ces dernières années.

Ni la Russie ni les deux pays africains cités, le Cameroun et la République du Congo, n’ont, à ce stade, publiquement réagi aux accusations formulées par Jean-Noël Barrot.

Ces accusations surviennent également à la veille du troisième sommet Russie-Afrique, prévu les 28 et 29 octobre à Moscou, en présence de Vladimir Poutine et de plusieurs dirigeants africains. Selon le Kremlin, 48 pays africains ont confirmé leur participation, dont 22 représentés par leurs chefs d’État. Cette rencontre vise notamment à renforcer les partenariats politiques, économiques et sécuritaires entre Moscou et le continent africain.

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