-Les signataires dénoncent l’utilisation de la loi sur la sécurité nationale contre l’expression politique et exhortent Pékin et les autorités hongkongaises à respecter leurs engagements internationaux
AA / Istanbul / Serap Dogansoy
La France et neuf autres pays ont appelé vendredi à mettre fin aux poursuites injustifiées engagées au titre de la loi sur la sécurité nationale à Hong Kong, après la nouvelle condamnation du militant prodémocratie Joshua Wong à dix ans de prison.
Dans une déclaration conjointe publiée vendredi, leurs ministères des Affaires étrangères estiment que cette condamnation, survenue quelques mois après celles des dirigeants de l’Alliance de Hong Kong, illustre l’utilisation de cette législation pour cibler des personnes en raison de leurs opinions et de leur engagement politiques.
Le texte réunit l’Australie, le Canada, la France, l’Allemagne, l’Italie, le Japon, les Pays-Bas, la Nouvelle-Zélande, le Royaume-Uni et les États-Unis.
-Un appel à mettre fin aux poursuites injustifiées
Les dix pays réclament la cessation immédiate de toutes les poursuites injustifiées contre les personnes inculpées en vertu de la loi sur la sécurité nationale.
Ils exhortent les autorités chinoises et hongkongaises à respecter leurs engagements internationaux et à garantir les droits et libertés de la population de Hong Kong prévus par la Déclaration conjointe sino-britannique de 1984.
-Une nouvelle condamnation prononcée jeudi
La Haute Cour de Hong Kong a condamné jeudi Joshua Wong à dix ans de prison pour complot en vue de collusion avec des pays étrangers ou des éléments extérieurs afin de mettre en danger la sécurité nationale.
Selon les autorités hongkongaises, l’affaire porte sur des démarches visant à obtenir des sanctions, un blocus ou d’autres mesures hostiles contre la Chine et Hong Kong, avec notamment le militant en exil Nathan Law.
Joshua Wong avait plaidé coupable. Le juge William Tam a réduit de treize à dix ans la peine initialement envisagée, en tenant compte de ce plaidoyer et des éléments présentés en sa faveur. Deux mois et deux jours de la nouvelle peine seront exécutés simultanément avec celle qu’il purge déjà dans une autre affaire de subversion, selon la radio publique RTHK.
Les autorités hongkongaises défendent une procédure équitable et publique. Le secrétaire à la Sécurité, Tang Ping-keung, a rejeté les critiques étrangères et réaffirmé la détermination du gouvernement à poursuivre les actes portant atteinte à la sécurité nationale.
Anadolu Ajansı / Serap Doğansoy — Anadolu Ajansı
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