- La Coordination des « gilets jaunes » avait appelé à un rassemblement distinct à 14 heures place de la Concorde, malgré l’interdiction prononcée par les autorités
AA/Istanbul/ Sanaa Amir
La préfecture de police de Paris a interdit le rassemblement des « gilets jaunes » prévu samedi 7 novembre place de la Concorde, dans la capitale française, en invoquant des risques de troubles à l’ordre public, a indiqué sa porte-parole, Hélène Denéchère.
Invitée samedi matin sur Franceinfo, la porte-parole a justifié cette décision par les intentions exprimées par certains manifestants de se rassembler sur cette place symbolique, située à proximité de lieux de pouvoir.
« Lorsque l’on entend la détermination de prendre la Concorde, on peut effectivement craindre des troubles à l’ordre public », a-t-elle déclaré.
La Coordination des « gilets jaunes » avait appelé à un rassemblement distinct à 14 heures place de la Concorde, malgré l’interdiction prononcée par les autorités. En réponse, la préfecture a invité les manifestants à rejoindre le cortège intersyndical autorisé entre les places de la République et de la Nation, via le boulevard Voltaire.
Les représentants du mouvement ont toutefois maintenu leur appel à se rassembler place de la Concorde, contestant le parcours alternatif proposé par les autorités. Ils ont notamment revendiqué le caractère politique de leur mobilisation et leur volonté de porter des revendications distinctes de celles des organisations syndicales.
Cette mobilisation s'inscrit dans le cadre du quatrième week-end consécutif de contestation contre la vie chère en France, marqué par des appels à manifester de syndicats, d'organisations étudiantes et de collectifs de « gilets jaunes ».
Face aux risques de débordements, le ministre français de l’Intérieur, Laurent Nuñez, a annoncé le déploiement de 70 000 policiers et gendarmes sur l’ensemble du territoire pour encadrer cette journée de mobilisation. Le dispositif comprend également des unités mobiles et des moyens matériels destinés à prévenir les violences, les dégradations et les pillages.
Les autorités ont indiqué vouloir garantir le déroulement des manifestations autorisées tout en intervenant contre les rassemblements non déclarés et les éventuels troubles à l’ordre public.
La mobilisation du 7 novembre intervient deux jours après une importante journée de grève et de manifestations contre la vie chère, organisée le 5 novembre à l’appel des organisations syndicales.
Anadolu Ajansı / Sanaa Ou Amir Ahamada — Anadolu Ajansı
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