Devant l’Organisation des Nations unies, les autorités haïtiennes affirment que la situation s’améliore progressivement à Port-au-Prince grâce à une nouvelle force internationale anti-gangs.
À Port-au-Prince, les autorités haïtiennes font état d’une amélioration progressive de la sécurité. Lors d’une intervention à l’Organisation des Nations unies, le Premier ministre a indiqué que cette évolution serait liée au déploiement d’une nouvelle force de répression des gangs, venue remplacer une mission antérieure jugée insuffisamment équipée et sous-financée.
Le chef du gouvernement, Alix Didier Fils-Aimé, a expliqué que la sécurité constitue une condition indispensable à toute reprise du développement. Il a souligné que les actions coordonnées des forces armées haïtiennes, de la police nationale et de cette nouvelle mission internationale commencent à produire des effets concrets sur le terrain.
Selon lui, plusieurs quartiers de la capitale ont été progressivement repris aux groupes armés, permettant une reprise lente mais visible des activités économiques et sociales.
Les autorités policières locales estiment désormais que près de 72 % de la capitale est sous contrôle, alors qu’il y a encore peu de temps, la majorité de la ville était dominée par des gangs armés.
Malgré ces avancées, la situation reste extrêmement préoccupante. Les données du Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme indiquent que les violences liées aux gangs ont causé au moins 5 519 morts et 2 608 blessés entre mars 2025 et janvier 2026.
Ces chiffres rappellent l’ampleur de l’insécurité persistante en Haïti, malgré les efforts déployés pour restaurer l’ordre.
Source: Newstimehub