- Le ministre des Comptes publics, David Amiel, réaffirme l’objectif d’un déficit public limité à 5 % du PIB, malgré les nouvelles dépenses annoncées pour répondre à la contestation lycéenne et étudiante

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France : les mesures annoncées pour les lycéens devront être financées par des économies supplémentaires

AA / Istanbul / Ben Amed Azize Zougmore

Le ministre français de l’Action et des Comptes publics, David Amiel, a affirmé mardi que les mesures annoncées par le gouvernement pour répondre à la colère lycéenne et étudiante devront être financées par des efforts budgétaires supplémentaires, tout en maintenant l’objectif d’un déficit public limité à 5 % du produit intérieur brut (PIB).

Invité sur TF1, le ministre a assuré que cet objectif « reste évidemment intangible », au lendemain de la présentation d’une série de mesures destinées à apaiser une contestation qui se poursuit depuis plus d’un mois.

« Il faudra des efforts », a-t-il reconnu, précisant que les nouvelles dépenses « devront être financées par des efforts supplémentaires ».

« On ne peut pas promettre d’une main à la jeunesse et de l’autre l’étrangler par de la dette supplémentaire », a-t-il justifié.

Le gouvernement a notamment annoncé lundi un plan de cinq milliards d’euros consacré à la rénovation des bâtiments scolaires et universitaires, dont quatre milliards sous forme de prêts accordés par la Banque des Territoires et un milliard destiné aux universités.

Les premiers travaux doivent débuter dès 2027 sur plus de 50 sites.

L’exécutif a également annoncé l’indexation des bourses étudiantes sur l’inflation, accompagnée d’une révision des critères d’attribution, pour un coût supplémentaire estimé à plus de 100 millions d’euros.

Parmi les autres mesures figurent la création de 15 000 places supplémentaires dans l’enseignement supérieur entre 2027 et 2028, le plafonnement progressif des classes de seconde à 28 élèves et une réforme de Parcoursup prévue pour 2028.

David Amiel a indiqué que les efforts budgétaires nécessaires seraient précisés lors des débats parlementaires sur le budget 2027, prévus dans les prochaines semaines.

« La première chose, c’est de défendre les économies proposées dans le budget », a-t-il déclaré, déplorant que plusieurs groupes politiques rejettent les mesures d’économies envisagées par l’exécutif.

Ces annonces n’ont toutefois pas suffi à convaincre les organisations lycéennes et étudiantes, qui maintiennent leurs appels à la mobilisation.

Les organisations « Les Lycéens ! » et « Renouveau lycée » ont notamment appelé à poursuivre le mouvement les 31 octobre et 5 novembre, tandis que l’Union étudiante a jugé les mesures gouvernementales insuffisantes, réclamant notamment davantage de moyens pour l’éducation et une réforme plus profonde de l’accès à l’enseignement supérieur.

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