« Demain, nous irons à Concorde à 14h et nous y resterons jusqu'à 19h. Nous appelons à y aller, nous appelons à désobéir massivement et nous appelons à ne pas aller au parcours alternatif imposé par la préfecture », a déclaré Benjamin Ball
AA/Istanbul/Sanaa Amir
Le porte-parole de la coordination des « gilets jaunes », Benjamin Ball, a appelé vendredi les manifestants à désobéir aux consignes des autorités et à se rassembler samedi place de la Concorde, à Paris, plutôt que de suivre le parcours alternatif proposé par la préfecture pour la mobilisation nationale.
« Demain, nous irons à Concorde à 14h et nous y resterons jusqu'à 19h. Nous appelons à y aller, nous appelons à désobéir massivement et nous appelons à ne pas aller au parcours alternatif imposé par la préfecture », a déclaré Benjamin Ball dans un entretien accordé à franceinfo.
Le représentant de la coordination des « gilets jaunes » a qualifié d'« absurde » le parcours alternatif proposé par les autorités, estimant que les manifestants devaient s'opposer à ce qu'il considère comme une restriction de leur liberté de manifester.
« Nous pensons qu'il est temps de nous lever, qu'il est temps de dire qu'il y a deux camps. Il y a le camp de la démocratie et de la République, celui dans lequel nous sommes, et il y a le camp de la dérive autoritaire, celui d'Emmanuel Macron », a-t-il affirmé.
- Une contestation du parcours imposé par les autorités
Benjamin Ball a également critiqué les restrictions répétées imposées aux itinéraires des manifestations, dénonçant une intervention excessive du pouvoir exécutif dans l'organisation des mobilisations.
« Quand on veut dénoncer l'autoritarisme, on ne peut pas, coup après coup, après coup, après coup, accepter que les parcours soient imposés par le président de la République lui-même », a-t-il déclaré à franceinfo.
Cet appel intervient à la veille de la quatrième journée de mobilisation nationale, prévue samedi 7 novembre, à l'initiative des « gilets jaunes », d'organisations syndicales et de mouvements étudiants et lycéens.
Le ministre français de l'Intérieur, Laurent Nuñez, a annoncé la mobilisation de quelque 70 000 policiers et gendarmes sur l'ensemble du territoire, évoquant des risques de violences et de débordements.
Les autorités ont notamment prévu de protéger les centres-villes et de maintenir les rassemblements déclarés en dehors de ces secteurs. Le ministre a également mis en garde contre des appels à la violence et à l'insurrection relayés sur les réseaux sociaux.
Anadolu Ajansı / Sanaa Ou Amir Ahamada — Anadolu Ajansı
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