- Le ministère fait état de 146 000 manifestants, dont 46 000 à Paris, l’Union étudiante avance pour sa part un chiffre de 250 000 manifestants dans l’ensemble de la France et de 75 000 à Paris
AA / Istanbul / Mariem Njeh
Le bilan des interpellations s’établit à 360 sur le territoire à 19h, a indiqué le ministère de l’Intérieur, contre 232 à 18h dans son bilan national provisoire.
Le ministère fait état de 146 000 manifestants, dont 46 000 à Paris, pour 141 actions, ce qui marque selon lui « un net recul » du nombre de participants. Il rappelle que 227 actions avaient été dénombrées le 31 octobre (320 000 personnes), 289 le 24 octobre (410 000 participants) et 430 le 17 octobre (550 000 participants).
L’Union étudiante avance pour sa part un chiffre de 250 000 manifestants dans l’ensemble de la France et de 75 000 à Paris.
Le ministère indique que les cortèges étaient moins encadrés par les organisations syndicales, un grand nombre n’étant pas déclarés, et qu’ils ont été émaillés de débordements et de tensions, notamment à Toulouse, Grenoble, Marseille, Nantes, Lyon, Bordeaux, Strasbourg et Dijon.
Selon lui, des groupes à risque, composés dans chaque ville de plusieurs centaines de militants radicaux et d’ultra gauche, mais aussi de groupes animés par la seule volonté de commettre des violences, ont tenté de faire dégénérer les cortèges et de pénétrer dans des périmètres interdits, notamment dans les centres-villes protégés par les forces de sécurité intérieure.
Il affirme que ces groupes ont été systématiquement contenus et entravés, malgré des jets de projectiles et de mortiers d’artifice.
À Paris, le cortège s’est déroulé dans le calme, mais les groupes à risque ont créé de nombreux incidents à la dispersion place de la Nation, où ils ont de nouveau été contenus par les forces de l’ordre, d’après le ministère.
Près de 40 000 personnes ont fait l’objet de contrôles préventifs sur les axes et gares desservant les centres-villes, selon la même source.
Le ministre de l’Intérieur condamne fermement cette violence « que rien ne saurait justifier », remercie les préfets, policiers et gendarmes mobilisés, et apporte son soutien aux membres des forces de sécurité intérieure blessés. Il reste attentif aux opérations de dispersion, qui ne sont pas encore toutes achevées, précise le communiqué.
Anadolu Ajansı / Mariem Njeh — Anadolu Ajansı
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